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5 plantes que tout jardinier doit absolument semer cet été (pour le plaisir des papilles cet automne-hiver)

Semer dès cet été, pour récolter tout cet automne-hiver : voilà une règle incontournable de la permaculture !

Car, contrairement à ce que l’on croit, oui, votre potager peut (et même doit) se prolonger toute l’année 

Mais pour bien préparer le changement de saison, juin, juillet et août sont des mois stratégiques.

Voici donc une petite sélection de 5 plantes que tout jardinier se doit de semer au cœur de la belle saison… avec tous nos conseils pour les semis, l’entretien, la récolte… sans oublier la dégustation, bien sûr !

1) La mâche

La verdure d’hiver par excellence !

Issue d’une petite plante indigène, la mâche fait partie des rares plantes qui ont été domestiquées en Europe. Elle remonterait à l’époque du néolithique et serait arrivée depuis le Bassin méditerranéen jusqu’en Europe du Nord, mélangée avec des graines de céréales.

En plus d’être délicieuse, sa culture est d’une simplicité déroutante ! Alors, amis jardiniers, pourquoi ne pas s’y essayer, dès cet été ? 😉

La mâche peut se semer de fin juillet à novembre, et très tôt au printemps. Vous pourrez commencer à en récolter dès fin août, jusqu’au printemps suivant.

BONUS : cette plante ne craint pas le froid et peut être cultivée dans toute la France. Pas d’excuses, donc ! 😉

La mâche s’adapte à tout type de sol ferme, et n’aime pas les terrains labourés ni la fumure. L’idéal est de la semer après une culture de pomme de terre, de courge, d’oignon, d’ail…

•             Le semis peut se faire à la volée (6 g de graines pour 10 m2) ou en lignes distantes de 15 à 20 cm.

•             N’enterrez presque pas les graines, damez avec le dos d’un râteau, puis arrosez…

La magie de la nature se chargera du reste !

Bonus supplémentaire, la mâche ne demande aucun entretien particulier (hormis de retirer quelques plantes spontanées pour favoriser son développement). Arrosez uniquement en cas de sécheresse, si le sol est très sec.

Si votre semis est trop dense, éclaircissez en récoltant les plants les plus tassés.

•             Conseil dégustation : on l’apprécie pour son goût délicat et sa texture fondante, qui se marie à merveille avec d’autres salades d’hiver, plus relevées et croquantes, de même qu’avec les fromages frais. Et pour bien l’apprêter, il vous suffit d’ajouter un filet d’huile de noix ou de noisette.

Culture de mâche, ca parait pas sorcier, si ?

2) La laitue d’automne-hiver

Facile à entretenir, un peu d’espace libre suffira à accueillir les semis des laitues d’automne et d’hiver.

Les variétés ne manquent pas : Merveille des quatre saisons, Batavia Rossia, Verpia…

Elles sont résistantes au froid et à l’humidité de l’automne et pourront donc être récoltées jusqu’aux gelées.

•          Semez sur des lignes espacées de 30 à 50 cm directement en terre.

•          N’enfouissez pas la graine trop profondément et maintenez le sol humide.

•          4 à 5 semaines après le semis, quand les plants comptent 4 à 5 feuilles, éclaircissez pour avoir un plant tous les 25 à 30 cm. Repiquez plus loin les plants ainsi prélevés.

Et il ne vous reste plus qu’à profiter de vos laitues jusqu’à la fin de l’année !

La laitue d’automne

3) Le radis noir d’hiver

Un légume racine, particulièrement apprécié pour sa robustesse !

Il serait originaire des côtes méditerranéennes, où les Égyptiens, les Grecs et les Romains servaient ses feuilles savoureuses, ou sa racine, sous de multiples formes. En crudité, simplement râpé ou encore à la croque au sel, il a trouvé sa place dans nos cuisines.

•          Conseil dégustation : si vous le trouvez trop piquant, disposez des tranches fines dans une assiette et arrosez avec un filet d’huile d’olive. Laissez poser une dizaine de minutes avant de le déguster.

Selon la région, les radis noirs d’hiver se sèment de mi-juillet à fin août, puis sont récoltés en automne et en hiver.

Sur une terre saine, profonde, riche en humus, les radis d’hiver ne demandent pas de technique particulière. Si vous avez un sol argileux, il est conseillé de les cultiver sur butte ou billon pour éviter l’excès d’humidité.

•          Dans un sillon, semez vos graines en ligne, puis recouvrez-les d’au moins 2 cm de terre.

•          Tassez légèrement et arrosez copieusement lors du semis.

•          La levée est rapide : 3 à 5 jours suffisent !

•          Éclaircissez tous les 15 cm, le plus tôt possible.

Mais attention ! S’ils sont trop serrés, vos radis ne se développeront pas et seront fibreux. Pensez aussi à les arroser régulièrement, ou ils deviendront creux et piquants.

Après 3 mois, ils sont prêts à être dégustés !

Le radis noir, que vous pouvez consommer sous toutes ses formes

4) Le navet

Originaire d’Europe, le navet, autrement nommé « légume de disette » ou « légume des pauvres », fait partie intégrante de l’alimentation quotidienne du Vieux Continent jusqu’au 18ème siècle, avant d’être détrôné par la fameuse pomme de terre.

Aujourd’hui, il prend sa revanche et se fait peu à peu une place de choix en cuisine gastronomique.

Au jardin, le navet apprécie les climats tempérés, voire froids, et humides. Il lui faut donc un espace semi-ombragé en été. Il se développe mieux dans les terres légères, bien ameublies et riches.

En été, semez en place les variétés de conservation en juillet-août (comme la « jaune boule d’or » ou « Des vertus marteaux »)

•          Dans un sillon de 2 à 3 cm de profondeur, disposez une graine tous les 15 ou 20 cm.

•          Recouvrez au râteau, tassez légèrement et arrosez, en veillant à maintenir une terre bien humide jusqu’à la levée.

•          À l’arrivée des premières feuilles, éclaircissez à 15 cm.

La récolte commence 1,5 à 2 mois après les semis et peut se poursuivre jusqu’à la fin de l’automne.

•          Conseil dégustation : le navet n’attire pas les foules, il faut bien l’avouer… Pour atténuer son amertume caractéristique, optez pour une association sucrée salée, en le caramélisant dans du miel rehaussé d’une pointe de piment, par exemple.

Le navet, alternative à la pomme de terre ?

5) Le cerfeuil

Originaire d’Asie centrale, cette plante condimentaire aurait été rapportée en France au moment des Croisades.

•          Conseil dégustation : le cerfeuil remplacera à merveille le persil dans vos recettes.

Privilégiez une consommation crue pour bénéficier de toute la richesse de ses saveurs !

Le cerfeuil apprécie les sols frais et riches, humifères, ainsi que les espaces ombragés.

Cette plante se sème en mars et en octobre sous serre, et d’avril à septembre en extérieur. Pour les semis de juillet et août, sachez que vous aurez de grandes chances que vos cerfeuils montent rapidement en graine. Semez-les donc à l’ombre, mi-ombre ou attendez la fin de l’été, en septembre.

Le cerfeuil est assez simple à cultiver, comme la plupart des aromatiques. Le seul bémol est qu’il est parfois capricieux pour germer…

Voici notre astuce : faites tremper les graines dans de l’eau 24 h avant de semer.

La levée intervient dans les 3 semaines qui suivent le semis.

•          5 g de graines suffisent pour ensemencer un mètre carré : semez à la volée ou en ligne, sur une terre légèrement ameublie en surface.

•          Recouvrez d’un peu de terre puis arrosez régulièrement pour maintenir un sol humide.

•          Une fois votre rang de cerfeuil sorti de terre, éclaircissez le semis en laissant un plant tous les 5 à 10 cm, pour commencer.

•          Vous pourrez, quelques semaines après la levée, éclaircir à 15 cm en récoltant les tout jeunes plants.

À reproduire tous les 15 jours si vous souhaitez une production continue 😉 !

La récolte du cerfeuil commence dès les premières semaines, surtout si vous avez semé très serré. Plus vous attendrez, plus le plant résistera à la récolte et produira de nouvelles feuilles.

Voilà qui devrait bien vous occuper au jardin cet été, et en cuisine tout l’hiver !

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Et pour tous les jardiniers en quête d’abondance, vous pourriez dès à présent bénéficier de conseils d’experts chaque mois : c’est par ici que ça se passe !

Crédit photos : Saine Abondance, Shutterstock.

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