Les animaux

Les chenilles processionnaires : que faire ?

Chère lectrice, cher lecteur,

Bonnes nouvelles pour limiter les ravages de ces petites bébêtes qu’il ne faut surtout pas toucher :

Oui, je parle des chenilles processionnaires

A ma connaissance, il existe 2 types de chenilles processionnaires en France

Celle du pin, et celle du chêne.

Même si on dit que le sud est le plus touché par ces colonies envahissantes, elles sévissent également dans le nord.

Nous sommes donc tous concernés pour préserver nos jardins, aider nos voisins et notre région à limiter les dégâts.

Mais en quoi elles « sévissent » ?!

Ces petites chenilles sont ultra urticantes, même sans les toucher
Dangereuses pour l’homme, elles sont carrément mortelles pour les chiens.
Ce sont aussi de redoutables prédatrices pour les résineux qu’elles déciment si elles ont plusieurs colonies sur l’arbre…

Mais si on essaye d’adopter la posture permacole, on trouve des solutions naturelles et des opportunités à cela.

La présence de ces chenilles en grand nombre chez vous vous apprend UNE seule chose :

Non pas que vous avez trop de chenilles processionnaires, mais que vous n’avez PAS ASSEZ de ravageurs de ces chenilles.

Nous allons voir dans cette lettre et ma prochaine toutes les astuces à mettre en place dès aujourd’hui.

Concrètement il faut agir dès que vous voyez le premier cocon dans l’arbre :

Sinon vous vous retrouvez rapidement avec des résineux qui ressemblent à des sapins de noël, et c’est loin d’être drôle.

 

La posture permacole nous invite à les découvrir intimement avant de passer à toute action (prévention/curation).

Voyons cela en détails !

Avant de devenir de jolis papillons, ces chenilles passent plusieurs semaines à tisser de la soie dans vos branches pour créer leur cocon de rêve.

Ensuite, place à la procession (d’où leur nom…) pour procréer au printemps !

C’est assez impressionnant à voir la première fois :

  • La colonie de chenilles quitte son cocon et son arbre adulé pour descendre…
  • … en lente procession majestueuse au sol…
  • Le tout, en file indienne, (la grande classe quand même.)
  • La nuit, elles s’enterrent dans le sol pour commencer leur chrysalide et sortir de terre quelques jours plus tard… en papillons !

La suite, c’est le coup de foudre (rapide mais efficace) – propre aux insectes…

Ces papillons vivent à peine quelques heures le temps de trouver un partenaire pour que la femelle mette au monde quelques 300 œufs de progéniture déposés sur les branches de vos arbres.

Le problème, c’est que ce cycle biologique peut durer indéfiniment si vous ne rétablissez pas un véritable écosystème chez vous.

Ceux qui n’ont pas réintroduit naturellement les prédateurs de ces chenilles peuvent vivre un calvaire :

  • Les traitements du commerce sont à refaire chaque année.
  • En effet, les arbres peuvent restés infestés.
  • Et même s’ils sont soignés, rien ne garantit que d’autres papillons ne se soient pas passés le bon plan de votre adresse (ils peuvent venir jusqu’à 25 kilomètres à la ronde s’ils se sont passés le mot que vos résineux sont accueillants…)

Quant aux colonies enfouies dans le sol, selon les conditions climatiques, elles peuvent restées plusieurs années terrées si elles estiment qu’il n’est pas bon pour elles de sortir…

Que faire si on en a au jardin ?

Un peu de patience, je vais vous détailler toutes les solutions naturelles !

Aujourd’hui, voyons en effet comment en faire des alliées au jardin… oui, des alliées !

En permaculture, quand on a un excès ou un surplus qui ne se résorbe pas tout seul en quelques semaines, c’est signe que l’écosystème naturel est déséquilibré.

Dans le cas d’abondance de chenilles processionnaires, c’est simple : il vous manque des chauves-souris ou des oiseaux au jardin (leurs prédateurs n°1) !

OPTION 1 – Pourquoi j’ai un faible pour la solution des nichoirs à mésanges
(la solution la plus permacole à mes yeux)

Quand on sait :

  • Que les oiseaux sont en voie de disparition dans nos jardins…
    (Faute de nourriture, entre autres)
  • Qu’une mésange mange environ 1 200 chenilles par an pour nourrir ses petits
  • Que les oiseaux sont vitaux pour le jardinier, pour la biodiversité, pour votre écosystème…

…alors cela devient évident d’accueillir ces jolis oiseaux (mésange noire, charbonnière, huppée ou la plus célèbre peut-être, la mésange bleue) pour le bonheur de tous (enfin, sauf des chenilles) !

Important si vous achetez ou si vous bricolez vos nichoirs à mésanges :

  • Chaque nichoir a un trou d’une dimension particulière, qui correspond à l’espèce volatile
  • Les nichoirs doivent être orientés mi ombre mi soleil (jamais plein soleil ou pleine ombre, ni dans un axe très venteux). Il faut chouchouter ces petits oiseaux.(et d’ailleurs vous me direz, mais d’habitude les cocons de chenilles sont souvent orientés sud !)
  • Il faut installer les nichoirs dans un endroit calme, soit sur l’arbre infesté, soit sur un mur ou une haie. Dans tous les cas, à 1m30 minimum.
  • Le nichoir idéalement incliné vers le bas (en cas d’intempérie, pas d’inondation pour eux…)
  • En revanche, pour observer le festin de vos sauveurs ailés… ça se passe la nuit !
    (lors que les chenilles quittent leur cocon pour s’aventurer manger sur la terre ferme).

Bien sûr, je vous recommande de varier les nichoirs pour créer une biodiversité d’oiseaux :

Mésange, coucou, geais, chouette, l’engoulevent d’Europe etc..

Des études de l’INRA [1] montrent que chaque stade de développement de la chenille correspond à un oiseau prédateur. Pour peu que vous leur offriez le gîte, elles auront le couvert assuré pour rester chez vous, et vous débarrasser sur le long terme de ces chenilles.

OPTION 2 Le piège mécanique

On l’a vu, la colonie de chenilles s’enterre dans le sol pour y faire leur chrysalide.

Une autre solution consiste à donc à les piéger au sol : en bas du tronc, vous leur créez un parcours qui les force à aller dans un sac sous terre, où elles se croiront à l’abris, alors qu’elles y seront capturées facilement.

Attention :

  • Cela ne se bricole pas maison ! Il existe des pièges mécaniques tout faits à installer.
    Je vous en reparle plus bas si cette option vous convient.

OPTION 3 Le piège insecticide

Je ne recommande pas vraiment cette option car, même s’il s’agit en général d’insecticide 100% naturel (comme le Bacillus Thurengiensis), ces produits éliminent toutes sortes de chenilles, ne faisant pas le tri entre les processionnaires et les autres…

Mais pour ceux qui seraient vraiment désespérés, j’évoque toutes les options possibles.

Dans tous les cas : voici ce qu’il ne faut PAS FAIRE

  • Ne restez pas seul : demander l’avis à votre mairie avant d’agir, ou à des professionnels
  • Ne touchez pas les chenilles
  • Surtout pas de tondeuse pour s’en « débarrasser » (oui, j’ai vu cela…)
  • Et pas d’incinération non plus (des chenilles ou de leur cocon), ceux qui l’ont déjà fait vous le diront : ça pique quand même (chaque chenille possède plus d’un million de petits poils urticants)

Dans tous les cas, je vous recommande l’enseigne « Jardins Animés » :

Comme vous le savez peut-être déjà, je travaille en toute confiance avec la marque 100% française et éthique Jardins Animés :

  • Ils vendent en ligne du matériel de jardinage de haute qualité que je vous recommande en toute confiance !
  • En plus, ils sont spécialisés dans les traitements naturels pour les maladies au potager et les « nuisibles ».

Vous y trouverez d’ailleurs des pièges à chenilles processionnaires, et de nombreux nichoirs, entre autres !

Important : si vous souhaitez passer des achats chez eux

✔︎ Vous pouvez bénéficier d’avantages exclusifs en passant par Saine Abondance !

✔︎ Pour toute commande, vous recevrez 5 sacs en coton bio pour les courses zéro déchets. De quoi en disposez dans la voiture, dans la maison, dans la poche, et celle de vos amis. On court toujours après ! (sous réserve de stock disponible)

Pour ce faire, il vous suffit simplement de cliquer sur ce lien, et de rajouter les sacs bio dans votre panier (ils seront gratuits pour les clients Saine Abondance)

✔︎ Pour chaque commande vous bénéficiez de 4% de prime de fidélité !

Ainsi, vous êtes récompensé pour des achats récurrents* chez eux de ma part [2]

✔︎ Dans un genre différent de mon infolettre, ils proposent également une infolettre bi-mensuelle.

Si vous souhaitez en bénéficier, vous recevrez immédiatement un bon cadeau de bienvenue de 5€.

Ces avantages spéciaux pour ceux qui viennent de la part de Saine Abondance sont valables à vie quand vous le souhaiterez, mais en passant par ce bouton uniquement (conservez précieusement cette lettre) :

Génial, je veux bénéficier à vie de ces avantages et je découvre cette enseigne

Il est temps de prendre soin de vous,
Florence

Saine Abondance

PS : Je remercie vivement Pierre-Antoine, le fondateur de cette enseigne, que j’apprécie énormément et avec qui j’étais sur son stand lors du salon permaculture à Paris en janvier passé.

De beaux projets se tissent avec cette enseigne remarquable, avec de belles surprises dont vous pourrez bénéficier prochainement.

Sources

[1] Jean-Claude Martin et Luc Barbaro sont des ingénieurs de l’INRA qui ont observé de près le cycle des chenilles processionnaires et qui ont produit des études très intéressantes pour ceux qui veulent aller plus loin sur le sujet !

[2] https://fr.jardins-animes.com/fidelite-recompensee-gagnez-des-euros-i-24.html

VOUS POURRIEZ AUSSI AIMER

16 Commentaires

  • Reply
    Christine BOUDONNET
    18 février 2020 at 8 h 40 min

    Bonjour, une erreur sur les dates que vous annoncez, j’habite en vendée et depuis plusieurs années elles commencent à descendre de leur arbre mi novembre et cela dure jusqu’en avril. Donc si vous posez les pièges en février …..
    Deuxième erreur, le style de piège mécanique dont vous parlez existe peut-être mais le plus connu se pose autour du tronc de l’arbre avec un tube qui dirige les chenilles dans un sac en plastique rempli de terre accroché au piège, et non sous terre.

  • Reply
    Durand
    18 février 2020 at 9 h 19 min

    Bonjour, j’ai beaucoup de pins, aussi depuis quelques années, je coupe simplement le morceau de branche sur laquelle se trouve le nid, à l’aide d’un ébrancheur et je brule le tout, l’an dernier, je n’en ai eu qu’un petit et cette année j’espère en être débarrassée…..c’est facile et écologique….le seul problème est quand ils sont très hauts mais c’est rarement le cas…. Bon courage

  • Reply
    Lovie
    18 février 2020 at 9 h 42 min

    Mais où trouve t-on des mésanges?
    Viennent-elles spontanément? Dans ce cas il n’y aurait pas ce problème???

    • Reply
      Jean HAMMEL
      18 février 2020 at 23 h 04 min

      Leur donner quelques graine de tournesol…..

      • Reply
        Gavroche
        26 mars 2020 at 16 h 18 min

        Des années que je nourris les oiseaux en hiver.
        Des graines de tournesol (pas les mélanges, parce que ces messieurs-dames font le tri) et aussi des cacahuètes décortiquées et non salées, dont les mésanges raffolent.
        Une véritable colonie habite dans le coin.
        Un spectacle assez magique : sur les mangeoires, et même sur la terrasse en hiver, quand les graines tombent.
        Résultat : je n’ai plus AUCUNE processionnaire sur les pins environnants, pourtant nombreux.
        Le partage des taches, en quelque sorte…

    • Reply
      Senn
      20 février 2020 at 11 h 14 min

      En plus tout est perturbé! Chenilles sont là, mais les mésanges commencent chanter et non faire leurs nids, et les petits quand ils écloront n’auront pas de quoi être nourris, car les bestioles habituelles seront déjà ailleurs! DONC: CATASTROPHE programmée!

  • Reply
    Jean HAMMEL
    18 février 2020 at 10 h 02 min

    Les mésanges aiment les chenilles processionnaires donc les nourrissent donc garder les mésanges voilà l’équilibre…..

  • Reply
    Frédo
    18 février 2020 at 10 h 28 min

    Avec le réchauffement climatique, d’année en année, elles remontent vers le Nord et leur cycle de reproduction tend à s’étaler sur toute l’année.
    Leur hôte de prédilection n’est pas n’importe quel “résineux”, mais, plus précisément le “Pin noir d’Autriche” … Pour éviter leur propagation, il faut donc limiter les populations de Pins noir d’Autriche, et plutôt planter des feuillus qu’elles affectionnent nettement moins.
    Elles sont également potentiellement mortelles pour les vaches, les chevaux … tous les animaux qui broutent et risqueraient d’en ingurgiter par inadvertance au milieu d’une touffe d’herbe. Il faut donc bannir la présence des Pins noirs à proximité immédiate des aires de pâturage.

  • Reply
    François FRANCOIS
    18 février 2020 at 13 h 19 min

    Merci pour ces infos. Même si les chenilles processionnaires font des ravages depuis de nombreuses années sur le secteur où j’habite (causse du Larzac), ce qui me tracasse le plus ce sont les pyrales du buis qui sont arrivées à la fin du printemps dernier, avec trois envols (donc trois pontes) au cours de l’été; elles sont extrêmement virulentes et, à ma connaissance, n’ont pas de prédateurs (vu qu’elles ont été importées de Chine). En dehors des solutions préconisées (traitement au B.T. et pose de pièges à phéromones qui coûtent très chers vu la quantité qu’il faut en mettre), connaissez-vous d’autres solutions pratiques ? Merci d’avance.

  • Reply
    DEGAINE
    18 février 2020 at 16 h 26 min

    Les chenilles sous cocon sont détruites par la pluie et le gel en mauvaise saison si ledit cocon n’est plus étanche…..

    Pour cela, perforer les nids/cocons
    iI existe des moyens simples :
    Percer le cocon mais avec des moyens qui garantissent l’opérateur:
    • Éloignement, on évite lencontact direct avec les poils urticants,
    • agir mécaniquement, pour
    • attendre simplement que l’action des agents atmosphériques fasse œuvre utile;

    IL EN EST UN DES PLUS SIMPLES,

    c’est de cribler le ou les nids avec un fusil de chasse approvisionné avec des plombs de petit granulométrie, sans « plomb-métal » variétés utilisée en zone humide, saturnisme).

    Les tirs sont effectués au sol (on évitera ainsi les risques de chute depuis les perchoirs de fortune).

    Les nids « morts » disparaîtront en un ou deux hivers.
    Exit de ces nuisibles !

  • Reply
    Sandra
    18 février 2020 at 16 h 49 min

    Bonjour,
    J’en avais une dans ma serre ce matin, je ne sais pas comment elle est arrivée là. Je ne sais pas quoi en faire. Un petit conseil serait le bienvenu.
    Merci

  • Reply
    Sandra
    18 février 2020 at 17 h 20 min

    Rebonjour,
    Je suis allée lui tirer le portrait pour commencer. Et d’après mes observations c’est un bombyx de la ronce et non une chenille processionnaire. Ça m’apprendra à faire des raccourcis, toute chenille à poils n’est pas processionnaire.

  • Reply
    Le Fouler Fañchon
    18 février 2020 at 18 h 05 min

    Bonjour,
    En décembre j’étais en Bretagne sud,et j’ai pu constater que les processions des chenilles avaient déjà commencé…donc bien avant le le 15février !!!

  • Reply
    Hapy
    18 février 2020 at 18 h 19 min

    J’ai essayé de brûler les nids mais ..les chenilles étaient encore vivantes dans le cocon brûlé dans les braises refroidies !
    Un chiot s est brûlé la langue avec une chenille il a hurlé une nuit entière à présent il est adulte avec une demi langue
    C est une horreur ces chenilles j’en ai très peur je monte couper les branches il y en a chaque année (85)

  • Reply
    annie VILLETTE
    18 février 2020 at 20 h 58 min

    Un de mes chiens s’était fait “piqué” par ces chenilles. Il avait la gueule toute gonflée. Le véto m’avait recommandé de lui donner bcp à boire, pour que l’eau entraîne les poils urticants… Un traitement homeopathique avait été très utile en quelques heures.

    Mais j’ignore si cela serait valable pour toutes les espèces de chenilles processionnaires…

  • Reply
    Rossius
    20 février 2020 at 14 h 50 min

    Quid pour les poules

  • Laisser une réponse