La philosophie

Bronnie Ware : les 5 regrets des personnes en fin de vie

Chère lectrice, cher lecteur,

En 2011, une infirmière australienne prénommée Bronnie Ware décide de prendre la plume pour léguer au plus grand nombre le résultat précieux de plusieurs années d’enquête… peu banale !

Bronnie Ware travaille en soin palliatif.
Elle accompagne avec amour ses patients, et dès qu’elle le peut, elle leur demande ceci :

Quel est le bilan de votre vie ?
Quels conseils souhaiteriez-vous léguer aux plus jeunes ?

Au fil des années, elle se rend compte que les réponses sont… quasiment unanimes.

Même si les parcours de vie sont uniques.
Très vite, son livre devient un best-seller dont voici le titre :

 « Les 5 plus grands regrets des personnes en fin de vie »

A votre avis, quels sont-ils ?

Réponses :

  1. J’aurais préféré vivre ma vie, pas celle des autres.
  2. J’aurais dû travailler moins.
  3. J’aurais dû assumer mes sentiments.
  4. J’aurais dû rester proche de mes amis.
  5. J’aurais dû m’accorder le droit au bonheur.

S’il y a une seule de ces 5 réponses qui vous procure un pincement au ventre…

En repensant à votre parcours de vie, ou à des membres de votre famille, alors j’espère que la suite de cette lettre vous sera utile.

Vous allez voir que le détour est cohérent 😉.

Mon rapport aux livres : l’avant / après pour éviter ces 5 regrets en fin de vie…

Avant, je « consommais » des livres.

Livres de permaculture, livres de développement personnel, romans…

Ils me nourrissaient, mais sur le court terme uniquement.

Car je ne les mettais pas forcément en pratique.
Je ne les résumais pas systématiquement à mon entourage.

Et quelques années plus tard, j’avais le souvenir d’avoir lu le livre, mais pas du contenu applicable/appliqué !

Ensuite, en jardinant en permaculture, j’ai compris une chose :

Il faut vivre ce qu’on découvre.

Le cerveau ne fait pas la différence entre l’imagination et la réalité, à la condition qu’on vive pleinement la chose.

J’ai alors eu un tout autre rapport aux livres. Le voici :

Concrètement (et vous risquez de me prendre pour une folle…), je considérais mes livres comme des éléments de mon propre jardin intérieur.

J’ai donc appliqué les principes de la permaculture à mes lectures :

  • Il ne faut pas isoler les livres, il faut les faire vivre en écosystème : leur donner vie.
  • Rien ne sert d’en lire des tonnes, puis, d’arrêter plusieurs mois (faute de temps, ou d’argent). Mieux vaut lire peu, mais régulièrement. C’est donc le même principe que pour les plantations pour nourrir la Terre, et les Hommes : on plante régulièrement, pas que l’été.

En lisant comme je jardine, et vice versa… Une boucle vertueuse s’est créée !

Par exemple :

  • Dès que je lis un livre « pépite » comme celui de Bronnie Ware, je m’empresse de le résumer à mon entourage afin de m’assurer de l’avoir bien intégré / digéré. (Depuis j’ai professionnalisé ce rituel en créant un véritable service inédit, je vous laisse en savoir plus en cliquant ici pour ceux que cela intéresserait).
  • Pour éviter le regret de s’éloigner de nos amis ou de nos proches, j’essaye de proposer des activités dans le « faire » dès que je les vois. Pour éviter d’être dans le « dire » uniquement (rattraper les wagons en se mettant à jour des dernières nouvelles) … Par exemple aller jardiner ensemble, ou se résumer mutuellement des livres, ou se faire des petits massages de la main etc… Une activité où on peut sortir de notre posture habituelle pour se redécouvrir dans le moment présent.

Et vous, quels seraient vos conseils de petits « rituels » au quotidien pour éviter de vivre ces regrets au crépuscule d’une vie ?

Avez-vous déjà lu ce livre ?

 

Il est temps de prendre soin de vous,
Florence

Saine Abondance

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8 Commentaires

  • Reply
    Michel L. du sud
    15 février 2020 at 8 h 33 min

    “J’aurais préféré vivre ma vie, pas celle des autres”: pour avoir perdu celle que j’aimais, vivre sa vie, elle a pu le faire autant que sa maladie le lui permettait, cependant nous avions fait le choix de vivre Notre vie. L’amour est un vrai remède à notre condition humaine, nos faiblesses et si nous mourons seul c’est parce notre corps seul disparait pour notre coeur et notre âme, j’ai pu accompagner celle que j’aimais dans un choix qu’elle avait accepté de savoir que je serai là …

    “J’aurais dû travailler moins” : il existe bien une solution, une juste rétribution de nos actions, le seul problème est qu’une minorité d’individus sur cette planète s’accapare les richesses auxquelles il ne pourrait prétendre si dans notre lâcheté nous avions une fois pour toute rejeté cette course au meilleur, le classement dès nos premiers âges, être le meilleur, le premiers de la liste, la vedette (souvent par ailleurs un humain détestable) et que finalement quelques nantis et parvenus (par des méthodes pas forcément avouables) nous volent la juste valeur de notre travail.

    “J’aurais dû assumer mes sentiments “: non l’amour n’est pas surfait ! Si seulement la société ne nous contraignait past dans des rôles prédéfinis, aimer n’est pas être faible !

    “J’aurais dû rester proche de mes amis”: la fidélité passe malheureusement derrière notre égoïsme !

    “J’aurais dû m’accorder le droit au bonheur ” : dont acte, il n’y a qu’à …

  • Reply
    Marcant
    15 février 2020 at 8 h 46 min

    Et bien je vous conseille un excellent livre qui est une semence de vie, le Nouveau Testament dans la Bible.

  • Reply
    Lecurieur
    15 février 2020 at 11 h 26 min

    Vous avez un service “suivi”de première force de vos lecteurs de votre lettre d’info, pour les intéresser à passer de la théorie vers l’abonnement donc de la pratique. Je vous tire mon chapeau. Je suis maintenant hors course pour la pratique du jardinage de survie et je le regrette, mais bon, j’aime toujours vous lire et découvre avec surprise et admiration “l’amorce” terme de pêcheurs” que vous déployez.

  • Reply
    Françoise
    16 février 2020 at 12 h 48 min

    Je connais l’existence de ce livre mais j’en ai une approche différente:
    A quoi cela sert-il d’avoir des regrets? En fait c’est se renier! Je m’explique:
    ce que l’on fait ou l’on ne fait pas dans sa vie correspond au niveau de conscience que l’on a au moment où l’on fait ou on ne fait pas
    et vivre c’est expérimenter. Par conséquent on fait toujours “pour le mieux ” de ce qui nous est possible. Par contre là ou je serais plus intransigeante c’est en déclarant que notre tâche la plus sacrée est de ne cessser de nous poser les questions relatives à notre vie, à nos agissements et surtout au SENS. Nous ne serons jamais parfaits car ce n’est pas le but de notre vie.
    Je n’ai aucun regret et je n’en aurai jamais sachant que tout est toujours juste!

  • Reply
    Laurent MOSSER
    16 février 2020 at 19 h 26 min

    Bonjour,
    Regrets, toujours, mais à chaque direction prise, c’en est une autre que nous abandonnons.
    Laquelle nous aurais le plus épanoui?
    Rester proche de ceux que l’on aime est certainement incontournable et dans tous les cas , cet article fera mouche.

  • Reply
    BOVY
    20 avril 2020 at 22 h 34 min

    Excellente votre histoire de livres. Vous avez raison ! Mieux vaut bien absorber le contenu d’un livre plutôt que de s’éparpiller en papillonnant dans plusieurs ouvrages !

  • Reply
    MICHEL MACHARD
    17 mai 2020 at 19 h 10 min

    Ben sincèrement je n’ai pas de regrets (juste un seul, mais ce n’est pas utile de le ressasser lol :-), mais votre article, tout empli de votre “art de vivre sa vie” m’a renforcé dans l’idée qu’on peut A LA FOIS “réussir ET réussir sa vie” et que cela se fait pas à pas, et notamment sur la base des excellents principes des personnes interrogées, avant de quitter leur corps.
    Michel Machard, auteur du livre : “Tout le monde n’a pas la chance d’être né ‘décalé’, Manuel de gestion de votre temps, votre espace, votre bonheur et votre carrière”.

  • Reply
    Nicolas
    5 juin 2020 at 9 h 24 min

    Comme beaucoup de monde, j’ai eu des regrets, et je me suis souvent rendu compte que ces regrets remontaient en moyenne à 10 ans en arrière.
    Puis un jour, je me suis dit « je dois arrêter de me plaindre, de ressasser le passé, et de passer mon temps à regretter ». Alors, j me suis dit « qu’est-ce que je peux faire aujourd’hui ? Qu’est-ce que je peux mettre en place que je n’aurai pas à regretter dans 10 ans ? ».
    Bien sûr, je peux prendre aussi des décisions idiotes, mais au moins, ce sont des décisions ! Si elle est mauvaise, on peut avoir éventuellement des remords, mais pas de regret !
    Depuis, j’ai pris des décisions qui ont complètement changé ma vie, et aucun regret à ce jour…

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