Les animaux/ Les techniques

Une solution naturelle contre la chenille processionnaire du pin

Une solution naturelle contre la chenille processionnaire du pin
4.4 (88%) 10 votes

Chère lectrice, cher lecteur,

J’imagine que beaucoup reconnaîtront cette petite bête, aussi belle que dangereuse !

Il s’agit de la chenille processionnaire du pin ! 🐛

Si vous ne la connaissez pas, laissez-moi vous faire le tour d’horizon de la bête :

Cette chenille éclot en septembre après 30 à 45 jours d’incubation, puis nidifie dans les pins tout l’hiver.

Lors de sa croissance, elle change de couleur et se couvre de presque 1 million de poils !

À partir de février, commence une procession ! Une femelle guide toute la colonie du haut des pins jusque dans la terre. La colonie se déplace en file indienne. 🐛🐛🐛🐛

L’enfouissement sous terre s’effectue d’avril à juillet généralement.

Deux semaines plus tard, les chenilles tissent des cocons et se transforment en chrysalide.

Il faudra plusieurs mois avant que le papillon n’éclose, souvent un soir d’été.

C’est pendant la procession que les chenilles sont inquiétantes pour l’homme et mortelles pour les animaux. 🐕🤕☠️

Il n’y a pas besoin de toucher une chenille, car seul les poils sont suffisants pour créer cet effet urticant !

Faites alors très attention lorsque vous passez la tondeuse pour ne pas aggraver la dispersion de ces poils…

Mais concrètement, que faire ?!

Pour le coup, votre meilleure amie s’appelle…

La mésange !!

Ce joli oiseau est capable de tuer jusqu’à 1200 chenilles par an pour nourrir ses petits ! 🐣🐣

Le meilleur moyen de vous assurer leur service ?

Lui offrir un abri juste sous vos pins infestés ! Et le tour est joué 😎

Je vous conseille de placer vos nichoirs au plus près des nids de chenilles car la mésange est un peu paresseuse et chasse ce qui est le plus rapidement accessible !

En plus, elle est très belle à observer. 😊

 

J’espère que cela vous sera utile ; et surtout soyez très prudent avec vos animaux de compagnie.

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le commenter, votre expérience peut être utile aux autres membres de la communauté !

Belle journée !

Il est temps de prendre soin de vous,
Florence


Saine Abondance

You Might Also Like

15 Commentaires

  • Reply
    Maylis
    3 juillet 2019 at 8 h 34 min

    Chère Florence,

    j’aime beaucoup grimper aux pins pour dénicher les processionnaires (en sciant le bout de branche où est le nid ou en ouvrant le nid de part en part avec un bâton (canne de bambou ou de platane), mais c’est vrai que c’est dangereux, surtout qu’elles choisissent de préférence les arbres malades, ce qui m’amène à un premier point ignoré de beaucoup :
    la chenille processionnaire rend le pin dangereux. Elle le dénude, ce faisant elle le rend moribond et tué certaines de ses branches, or le pin a besoin de ses branches pour se maintenir en équilibre. S’il est déséquilibré par la mort d’une branche, il déviera les autres branches et/ou en fera pousser de nouvelles à des endroits inattendus, ce qui, en plus de l’épuiser et donc de favoriser sa chute ou une nouvelle colonisation par les processionnaires, ne tiendra que jusqu’à la prochaine chute de branche (morte …). Les arbres déséquilibrés par les processionnaires sont assez faciles à reconnaître, mais très dangereux aussi bien à laisser en pied qu’à abattre puisqu’ils tombent en tournoyant du fait de leur équilibre instable, sans qu’on puisse savoir où ils atterriront finalement.
    Mais nous avons un autre allié contre les processionnaires : le coucou.

    Etant très peu experte en nichoirs, je serais heureuse de lire de votre part quelque chose sur cet autre oiseau — si vous en aviez le temps et l’envie.

    Bien à vous,
    Maylis

    • Reply
      Florence
      3 juillet 2019 at 10 h 34 min

      Bonjour Maylis,

      Je voudrais vous remercier chaleureusement pour ce complément d’informations absolument primordial ! Je suis ravie de vous compter parmi la communauté Saine Abondance.

      Au plaisir de vous lire !

      Je vous souhaite une très belle journée

  • Reply
    Begin
    3 juillet 2019 at 9 h 31 min

    J adore , c est à la fois instructif et très plaisant à lire. Merci de nous rendre un peu moins idiot à chaque lecture.

    • Reply
      Florence
      3 juillet 2019 at 10 h 30 min

      Merci beaucoup ! Ça fait chaud au cœur de lire ce genre de commentaire. 🙂

  • Reply
    Gans
    3 juillet 2019 at 10 h 08 min

    Bonjour,
    Connaissant assez bien les oiseaux de nos jardins et bricolant pas mal de nichoirs, voici quelques précisions.
    La première photo représente un couple de mésanges bleues nichant dans une cavité naturelle. Si vous construisait ou achetez un nichoir pour cette espèce, assurez-vous bien que le diamètre du trou d’envol mesure 28 mm.
    L’autre photo représente une Mésange charbonnière en vol devant un nichoir : pour cette espèce le trou d’envol devra être de 32 mm !
    Toute la différence est dans ces deux dimensions suivant l’espèce que l’on veut attirer.
    Vous pouvez installer un nichoir pour chaque espèce assez proches l’un de l’autre par contre si vous installez deux nichoirs pour la même espèce il faudra les espacer d’au moins 50m.
    Pour répondre à Maylis au sujet du Coucou, effectivement il adore les chenilles mais hélas il faut abandonner l’idée de lui installer un nichoir: la femelle du Coucou va toujours pondre dans le nid d’une autre espèce (souvent dans le nid de fauvettes).
    Au plaisir
    Jean-Pierre

    • Reply
      Florence
      3 juillet 2019 at 10 h 29 min

      Merci infiniment Gans pour ce retour d’expérience formidable et très instructif ! C’est une chance pour nous tous ! J’espère que cela profitera à beaucoup de monde. Je vous souhaite une très belle journée.

  • Reply
    Weiss Patrice
    3 juillet 2019 at 11 h 51 min

    Juste une appréciation ; MERCI.
    Reste toutefois à trouver des mésanges, et il semble bien qu’il y en ait de moins en moins…
    Existe-t-il des élevages ? Ce serait intéressant pour certaines associations, notamment de randonneurs !
    Bonne journée,

  • Reply
    Lehucher
    3 juillet 2019 at 13 h 53 min

    Pour trouver des mésanges de ce type, il suffit de mettre la nourriture dont ils raffolent à savoir des graines de tournesol, émondées seront plus efficaces mais risquent d’être préemptées par d’autres moins efficaces dans ce domaine… il est vrai qu’elles deviennent rares…hélas.

  • Reply
    Patrice WEISS
    3 juillet 2019 at 14 h 31 min

    A propos d’insectes qui ravagent nos arbres j’aimerais bien aussi connaître un “truc” qui permettrait de lutter contre la pyrale du buis. Nous avons en Aveyron de nombreuses buissières qui ont été dévastées ces deux dernières années par ces papillons, ou plutôt leurs larves mais cela passe par les papillons, et il ne semble pas y avoir grand chose à faire pour s’en débarrasser…
    Merci pour toutes suggestions…
    Bien à vous.
    Patrice

  • Reply
    Lehucher
    3 juillet 2019 at 15 h 23 min

    On m’ a indiqué une pulvérisation à base d’huile odoriférante, comme l’huile de ricin? Où tout simplement du savon noir? hélas je ne me souviens plus exactement , en tout cas le résultat est impeccable, pas une feuille manquante, et un aspect satiné de la haie ! Attention, pour l’essai Oléagineux avec les chaleurs pour les parties exposées !… Merci de votre réponse si quelqu’un connaît précisément.
    Cordialement,
    Claude L.

  • Reply
    Germain paulette
    7 juillet 2019 at 8 h 34 min

    Merci pour ces renseignements sur cette chenille,par contre j’aime beaucoup les mésanges,l’hiver je les nourris,mais ne savait pas qu,elles pouvaient détruire autant d’insectes.
    Vos mails sont tjrs très intéressants.
    Bonne journée.
    Paulette

  • Reply
    PLANSON
    8 juillet 2019 at 1 h 58 min

    Merci beaucoup pour ces renseignements, mais je n’ai jamais vu de mésanges manger des chenilles processionnaires.
    J’ai des mésanges (de moins en moins hélas que je nourri en hiver avec des graines de tournesol ) et des nichoirs mais aussi des chenilles processionnaires.
    Elles me posent beaucoup de problèmes vis à vis de mes animaux domestiques., en particulier mes chevaux car les colonnes traversent facilement les prés et ils les respirent. J’ai donc supprimé beaucoup de pins trop grands pour pouvoir retirer les nids de chenilles et je traque les colonnes que je ramasse avec beaucoup de précautions avec une pelle et balayette. Je les mets dans un seau en fer et je les brûle avec de l’essence car il faut faire vite elles sont rapides pour ressortir du seau. Les nids mal brulés ont parfois encore des chenilles vivantes qui s’échappent le lendemain. Mes voisins ne faisant rien pour les supprimer ce n’est pas facile de les éradiquer. Les pièges sur les troncs d’arbres sont quand même efficaces.

    • Reply
      Lehucher
      8 juillet 2019 at 8 h 24 min

      Vous pouvez aussi mettre de l’eau dans le sceau et couper la procession avec : les chenilles étant grégaires, elles iront toutes dedans et s’y noieront, sans mettre de produit particulier. Je les ai laissé toute une nuit. Il faut mettre des gants pour vider le sceau, l’eau étant devenue terriblement allergène et provocant une réaction inflammatoire : une seule goutte suffit ! l’antidote étant alors une pommade à la cortisone peut calmer la démangeaison cutanée. En espérant que vous ne connaîtrez pas le même déboire,
      Cordialement,
      Claude Lehucher.

  • Reply
    Dubset estelle
    8 juillet 2019 at 8 h 25 min

    Merci Florence, un bonheur de vous lire. Très agréable et utile.
    Bonne journée

    Estelle

  • Reply
    Lehucher
    9 juillet 2019 at 10 h 02 min

    Dans le but d’une participation active de l’ensemble des participants qui peuvent être des professionnels, vous pouvez peut-être remercier si les conseils donnés vous ont été utiles et ainsi en encourager d’autres?
    Cordialement, Claude Lehucher.

  • Laisser une réponse