La philosophie

L’agroécologie est-elle rentable ? Découvrez l’étude de France Stratégie

Chère lectrice, cher lecteur,

Une excellente nouvelle est sortie il y a quelques semaines : l’agroécologie est rentable ! 

                   

C’est du sérieux.

La nouvelle vient d’un organisme gouvernemental de réflexion, nommé « France Stratégie »,

« France Stratégie est une institution autonome placée auprès du Premier ministre, France Stratégie contribue à l’action publique par ses analyses et ses propositions. Elle anime le débat public et éclaire les choix collectifs sur les enjeux sociaux, économiques et environnementaux. Elle produit également des évaluations de politiques publiques à la demande du gouvernement. Les résultats de ses travaux s’adressent aux pouvoirs publics, à la société civile et aux citoyens. » [1]

 

Une ULTRA bonne nouvelle, peu médiatisée 

Vous trouverez le rapport de France Stratégie en bas de lettre, dans les sources.
En attendant, découvrons ensemble ce qu’on peut en retirer pour partager la bonne nouvelle autour de nous.

 

N°1 – toujours analyser les définitions et objectifs des études

Pour ne pas être déçu, ou s’assurer qu’on parle des mêmes choses… 

Donc ici,« France Stratégie » définit l’agroécologie comme des méthodes de culture reposant sur « l’utilisation optimale des ressources apportées par la nature pour développer une agriculture recourant le moins possible aux intrants de synthèse et ainsi accroître l’autonomie des exploitations agricoles »

Vous noterez qu’on n’y parle pas forcément de permaculture 😉, pas encore. 

 

La raison d’être de cette étude :

Comment répondre aux grands défis posés à l’agriculture pour assurer l’autosuffisance alimentaire du pays tout en préservant l’environnement ?

Jusque-là, rien de nouveau me direz-vous… 


Sauf que si ! Cette nouvelle question est un vrai pas en avant : 

L’étude est faite pour nos agriculteurs.

Notamment ceux du conventionnel, car l’objectif c’est comment faire pour que ce soit rentable pour eux de passer à l’agroécologie.

 

Et ça change tout !

Sans durabilité économique, point d’espoir pour l’agroécologie à grande échelle…

Pour répondre à cette question, les auteurs de cette étude ont analysé les résultats économiques et environnementaux de plusieurs labels ou cahiers des charges se rattachant aux pratiques agroécologiques.

 

Ils ont analysé ces labels :

  • L’agriculture biologique (AB),
  • Les mesures agro-environnementales et climatiques système (MAEC)
  • Les fermes à haute valeur environnementale (HVE),
  • Les fermes DEPHY,
  • LU’Harmony
  • AgriCO2

 

Un critère rare, et pourtant déterminant :
Pour ne pas biaiser les résultats, les auteurs ont exclu les aides de la PAC dans leur étude.

 

Et finalement le bilan de tout ça ? Il est positif ! 

Globalement et pour l’ensemble des exploitations engagées dans l’agroécologie, les résultats économiques sont supérieurs à moyen terme à ceux des exploitations conventionnelles.

 

Bingo ! La preuve chiffrée est enfin là !!

Ces conclusions sont cependant difficilement généralisables à tous les labels étudiés en raison de l’hétérogénéité de leurs pratiques. 

Le label où les performances sont les plus grandes correspond à celui de l’agriculture biologique, sans grosse surprise 😊.

Ici, les pertes induites par les baisses de rendement et les besoins de main d’œuvre sont compensées par les prix plus élevés des fruits et légumes ainsi que par des charges plus faibles en intrant (engrais, pesticides ou antibiotiques).

Mieux, globalement les rendements de ces exploitations sont plus stables, ce qui signifie qu’elles sont moins sensibles aux aléas environnementaux (stress, ravageurs, climat…)

 

Elles sont donc plus résilientes !

(Une qualité très recherchée en permaculture également).

Cette analyse prouve ce que la majorité pressent : oui ce nouveau paradigme est urgent, mais rentable également, il nous faut aider les agriculteurs à passer massivement en agroécologie

 

Encore mieux :

  • Cette analyse a permis au passage d’identifier un certain nombre de leviers pour contribuer à l’amélioration de la santé économique de ces exploitations. Elle passe notamment par un soutien aux productions des consommateurs et de la restauration collective. Le but étant qu’ils privilégient ces types de fruits et légumes bio (qui sont un peu plus chers malheureusement) par rapport aux productions conventionnelles (qui sont un peu moins chères dans les supermarchés).

 

  • Les auteurs soulignent que ces différences de budget peuvent être compensées pour une diminution du gaspillage (en jetant moins, on économise les taxes des poubelles !). 

 

Et s’il « suffisait » de ré-organiser ? 



C’était la bonne nouvelle du jour à partager

Tous, nous avons un rôle à jouer pour préparer le monde de demain.

 

Il est temps de prendre soin de vous,

Florence

Saine Abondance

 

PS : le rapport est disponible ici ->  https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/fs-2020-na-94-agroecologie-aout.pdf

 

Sources :

[1] https://www.strategie.gouv.fr/

[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Politique_agricole_commune 

 

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