Foire Aux Questions : Permacoles

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Maladies et ravageurs

Astuce de grand-mère testée : nettoyer avec une éponge et de la bière les feuilles de ses agrumes lors­qu’ils n’ont pas la forme, et ça leur fait un grand bien !

C’est probablement ce que l’on appelle la gommose.

Des suintements de résine à la suite de l’attaque de l’arbre par un champignon lignicole, dont les spores sont entrées à l’intérieur du végétal. Les maladies fongiques sont la plupart du temps dû à des problèmes de sol, saturation du sol en eau et asphyxie racinaire. En préventif : Décompacter le sol à la grelinette, nourrir les vers de terre avec un bon mulch pour qu’ils restructurent et drainent tout ça. En curatif : Appliquer sur la plaie un cataplasme d’argile, mélangé à de la bouillie bordelaise. Renouveler 3 fois par an. A tester !

Vous pouvez tout à fait ajouter de la chaux dans vos plantations si vous avez un problème de PH. La chaux est cependant à double tranchant : d’un côté, par l’augmentation du PH des premiers cm du sol, elle va booster le développement des bactéries nitrificatrices (jusqu’à 55 fois plus de nitrobacter dans un sol à PH 7 contre un sol à PH 6.2). D’un autre côté elle va avoir des effets indésirables sur certains organismes du sol (notamment les vers de terre).

Il est conseillé en jardinage biologique de ne pas utiliser de chaux, qui est de plus une ressource ayant un certain coût en énergies grises et donc assez peu écologique. Si vous souhaitez mobiliser le calcium de votre sol et le rendre disponible pour vos plantes et la vie de votre sol, il est plutôt conseillé de planter des couverts avec des plantes captant le calcium et le restituant lors de leur décomposition (ex : un couvert radis- moutarde-phacélie captera en moyenne 107 kg de calcium à l’hectare).

On sait également aujourd’hui que le BRF (bois réal fragmenté : jeunes branches découpées) a un effet notoire sur le relâchement de calcium dans le mix assimilable par les plantes.

Commencer un jardin

Intuitivement, on pourrait partir sur la plantation le long de la haie, car on peut ressentir une fraicheur « relative » le long de celle-ci. Cette fraicheur provient de l’évapotranspiration des végétaux de la haie, mais cette eau aura été pompée dans le sol. Et là il va y avoir compétition entre vos choux et la haie. Et c’est évidemment la haie qui va récupérer toute l’eau. Cela peut fonctionner si vous arrosez généreusement vos légumes. Sinon, construire une ombrillère au-dessus des lasagnes. La structure de l’ombrillère va aussi pouvoir vous servir de tuteur !

Mieux vaut sans doute ne pas dépenser trop d’énergie au jardin en hiver, car avec la pluie, le froid, tout est vite plus pénible. Un gros apport de matière organique carboné, comme du broyat de branche, ou de la paille déposée en surface sur la zone du futur potager va permettre de protéger du froid de l’hiver la micro-faune et flore du sol. Si vous êtes motivé pour réaliser votre lasagne par une belle journée d’hiver profitez-en, mais surtout « paillez bien » ne laissez pas la terre à nu.

« Mauvaises herbes »

Bâcher toute la surface avec une bâche noire, de type « ensilage », que vous pourrez sans doute récupérer gratuitement auprès d’un éleveur de vaches. L’occultation par la bâche est très efficace pour détruire de manière biologique des plantes vivaces. La privation de lumière pour un temps long (une saison) tuera votre lierre.

Mais êtes-vous bien sûr de vouloir détruire cette plante vivace si intéressante pour favoriser la biodiversité dans votre jardin ?

Si le terrain est rempli de mousses, c’est qu’il est sans doute compacté avec une tendance hydromorphe (engorgement en eau). Il va donc falloir opérer un travail de sol (grelinette ou motoculteur) pour l’aérer, détruire la végétation et ensuite pouvoir semer du gazon. Il est intéressant d’utiliser cette opération pour amender notre sol en matière organique qui va lui permettre par la suite de mieux se structurer et donc de mieux drainer les excès d’eau. Recette : Déposer à la surface de votre sol 5 cm de broyat de déchets vert ou BRF, incorporer le broyat dans les 10 premiers centimètres du sol à l’aide d’un motoculteur, puis y déposer une bâche pour empêcher la repousse d’herbes. Au printemps enlever la bâche et semer un gazon rustique. « Sans trop de travail » : tout dépend de la surface de votre terrain et de son accessibilité. Si par exemple votre terrain est accessible et que vos voisins sont agriculteurs, il pourrait être judicieux de leur demander de venir réaliser un léger travail du sol pour détruire la végétation en place et le remplacer par du gazon. Puisque ce travail du sol sera réalisé une seule fois, vous ne manquerez pas de respect à votre terrain et la vie se développera à nouveau. Si votre terrain est inaccessible en tracteur ou motoculteur, et qu’il n’est pas d’une trop grande superficie, vous pouvez bâcher ce dernier pendant une longue période (6 mois en période poussante voire plus si vous pouvez) ou y déposer des cartons afin d’occulter le sol.

À la suite de l’occultation, la végétation en place sera détruite. Si le sol est trop tassé, un passage de grelinette pourrait être intéressant même s’il n’est pas obligatoire. Vous pourrez semer votre gazon sur la terre que la bâche aura mis à nu.

(Dernière proposition : on peut tenter de ratisser au maximum la mousse et incorporer les graines de gazon en scarifiant le sol, mais cette technique fonctionne assez mal.)

Générale

Le noyer va, tout au long du printemps, secréter une substance : la juglone qui n’est pas très favorable à la pousse des autres plantes, mais c’est plus la concurrence sur l’eau et la lumière qui est peut-être encore plus pénalisante pour le potager.

En ce qui concerne l’utilisation des feuilles de noyer comme paillage, il serait dommage de s’en priver !

Absolument pas ! Du moins, plus la vie de votre sol sera importante, plus celui-ci sera résilient. Un potager bien paillé, fera tampon en cas de canicule par exemple, et vous libérera de la contrainte de l’arrosage quotidien : un bon arrosage hebdomadaire suffira.

En revanche, quand la fertilité de votre jardin sera restaurée, il est possible que vous ayez à ramasser vos courgettes tous les jours si vous les préférez petites !

Techniques permacoles

Tout l’intérêt de la technique des pommes de terre sur cartons est son efficacité et sa rapidité de mise en œuvre. Recouvrir directement le jardin ou la prairie de carton, faire une croix au cutter tous les 40 cm et venir y déposer une pomme de terre sous chaque croix, recouvrir ensuite avec 30-40 cm de foin, de paille ou de feuille, et le tour est joué.

Semis

Tout dépend de la rudesse du climat où vous vivez, mais si vous avez la possibilité d’installer un engrais vert qui résiste au froid (comme les céréales d’hiver type féverole, pois, vesce velue etc.) alors autant les planter avant l’hiver ; ils pousseront d’autant plus au printemps que leur enracinement sera profond.

Petite surface

Pour une surface potagère de 60 m2, diviser la surface par des allées étroites de circulation de 40 cm de large (juste de quoi passer avec une brouette) est une bonne idée. On peut avec une houe décaper les 15 cm de terre des allées pour venir les déposer sur les planches de cultures. Ainsi la fertilité de terre « arable » des allées peut être récupérer.

Ne pas négliger le paillage des allées cela participera à la conservation de l’eau en été, limitera le tassement et favorisera la vie du sol.

Associations

Un mur bien exposé au soleil va pouvoir bénéficier d’un micro-climat particulier. Protection des vents et rediffusion, pendant la nuit, de la chaleur emmagasinée durant la journée grâce au soleil. Il peut y avoir des différences de quelques degrés, et quelques degrés ça peut tout changer ! Figuier, Grenadier, Kiwi, Vigne apprécieront ce microclimat privilégié.

Et si vous êtes au Sud de la France c’est peut-être un citronnier que vous pourrez mettre le long de votre mur. Entre les arbres, pensez aux aromatiques, la verveine odorante par exemple, qui est sensible au froid, pourtant, quelques feuilles en infusion, dans une salade de pêche vous donneront raison de votre attention particulière. La haie est très utile pour couper les vents dominants et créer un microclimat à votre jardin, c’est aussi un refuge de biodiversité.

On peut aisément incorporée dans sa haie des arbres fruitiers ce qui lui donnera une autre fonction : celle de produire des fruits.

Bonnes adresses

Chez d’autres jardiniers, ou via les associations comme Kokopelli qui permettent la préservation de nombreuses variétés de semences potagères. Soutenez et multipliez à votre tour ces graines, patrimoine d’une biodiversité qui s’érode et s’amenuise à un rythme effrayant.

L’association de producteurs le Biau-Germe produit également des semences de qualité.

N’oubliez pas que vous pouvez aller voir dans les conservatoires locaux de votre flore régionale (c’est plus cher que les graines des associations). Mais pour les petits budgets, vous pouvez acheter votre fruit ou votre légumes bio et le planter tel quel, ou récupérer précieusement ses graines !

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