Foire Aux Questions : Permacoles

Il vous suffit de cliquer sur la rubrique concernée pour trouver la réponse à votre question ou de la rechercher par mot clés grâce à la barre de recherche ci-dessous.

Questions permacoles

Le liseron fait partie des « mauvaises herbes » que l’on appelle également « plante bio-indicatrice » sur l’état du sol.

Cette plante n’apparaît pas par hasard. Elle vise à restructurer le sol pour lui permettre d’être équilibré, pour être un « sol vivant», comme on l’a vu précédemment.

En l’occurrence, le liseron a tendance à prospérer dans des milieux riches et hydromorphes.

Son rôle va être de drainer le sol. Cependant, le travail de cette plante est bénéfique uniquement sur le long terme. Donc sur le court terme, si elle vous empêche vraiment de cultiver, vous pouvez utiliser la technique du bâchage qui consiste à priver de lumière le liseron ou toute autre mauvaise herbe.

Vous pouvez bâcher une zone dès maintenant et attendre 6 mois. Il est tout à fait possible de percer la bâche tous les 1,50 m dans tous les sens pour y repiquer des courges, ainsi en plus de vous débarrasser du liseron, vous récolterez des légumes.

Astuce de grand-mère que j’ai testée : nettoyer avec une éponge et de la bière les feuilles de ses agrumes lorsqu’ils n’ont pas la forme, et ça leur fait un grand bien !

Le noyer va, tout au long du printemps, secréter une substance : la juglone qui n’est pas très favorable à la pousse des autres plantes mais c’est plus la concurrence sur l’eau et la lumière qui est peut-être encore plus pénalisante pour le potager.

En ce qui concerne l’utilisation des feuilles de noyer comme paillage, il serait dommage de s’en priver !

Dans un premier temps, un passage de grelinette, ou de fourche bêche pour accélérer le processus de décompaction. Dans un second temps, de la matière organique sur au moins 20 cm , afin de relancer la vie du sol et permettre de continuer la décompaction. Enfin, tout dépend de ce que vous voulez faire avec cette parcelle : Potager ou ornement ?.. Si vous voulez faire un potager, vous pourrez commencer par un couvert végétal destiné à améliorer la structure de votre sol. Un couvert radis fourrager/céréales comme le seigle/blé sera parfait pour cela. Si c’est pour de l’ornement, vous pouvez planter ce que vous souhaitez et qui est adapté à votre type de sol. Il suffira de décompacter le sol autour de la zone de plantation et couvrir avec de la matière organique sur environ 1m² autour de la plante, ou sur tout le massif si vous plantez plusieurs végétaux.

A chaque situation sa solution : Pour un petit jardin il est envisageable de passer la grelinette et de sortir « toutes » les racines de chiendent.

Mulchez ensuite votre jardin avec 10 – 15 cm de matière organique et s’il ressort, arrachez le à nouveau pendant un an. Si votre jardin est grand ou que vous ne voulez pas vous embêter, privez-le de lumière pendant un an (bâche, carton).

Le biotope du chiendent, à l’état naturel, est les sables alluviaux régulièrement remaniés par les cours d’eau. Il y a deux types de chiendent : celui des champs, et le rampant. L’un comme l’autre sont, en milieux cultivés, caractéristique d’un sol fatigué par des cultures intensives ou par une mauvaise structure du sol généralement induite par le travail mécanique de ce dernier. Le chiendent est en train de restructurer votre sol, mais cela risque de prendre quelques années, alors n’hésitez pas à lui donner un petit coup de pouce en lui apportant de la matière organique en surface. Toute l’activité biologique va s’en trouver stimulée, et cela aidera à structurer votre sol.

Si le lierre est bien implanté ça va être un travail de longue haleine pour s’en débarrasser.

Lui arracher les racines, le couper, l’empêcher de faire de la photosynthèse sont des stratégies de lutte qui porteront leurs fruits à terme ; à moins que vous ne renonciez avant que la lutte engagée entre le jardiner et le lierre ne se soit terminée. Qui renoncera le premier ? Contrairement à ce que l’on pense bien souvent, le lierre ne tue pas les arbres comme une sorte de boa constrictor, il peut toutefois être gênant pour le développement de jeunes arbres ainsi que les vieux arbres en fins de vie. Son rôle écologique au jardin est très vaste, alors peut-être pourrait-on le reconsidérer. Attention toutefois aux fruitiers qui n’aiment pas beaucoup le lierre.

Bâchez toute la surface avec une bâche noire, de type « ensilage », que vous pourrez sans doute récupérer gratuitement auprès d’un éleveur de vaches. L’occultation par la bâche est très efficace pour détruire de manière biologique des plantes vivaces. La privation de lumière pour un temps long (une saison) tuera votre lierre.

Mais êtes-vous bien sûr de vouloir détruire cette plante vivace si intéressante pour favoriser la biodiversité dans votre jardin ?

Ces plantes indiquent, à fortiori, un sol compacté qui s’engorge en eau l’hiver.

Remède : Un coup de grelinette pour décompacter le sol, un semis d’engrais vert pour une action de décompactage et de structuration du sol par des systèmes racinaires puissants, et enfin un mulch de 5 cm de feuilles ou de bois broyés pour protéger le sol des intempéries hivernales et favoriser le travail de drainage des vers de terre.

La prêle est indicatrice de sol avec des taux de matière organique très bas, apportez à votre sol du bois broyé ou du BRF, minimum 5 cm, puis occultez toute la surface ou il y a de la prêle. 2 ans plus tard, quand vous retirerez la bâche, il aura disparu. Attention aux bordures, une plante vivace qui pousse à côté d’une bâche continue à alimenter son système racinaire sous la bâche.

Les pommes de terre laisseront après leur passage un sol bien travaillé en raison de leur modalité de récolte (on remue le sol en profondeur). Si votre culture était des pommes de terre de conservation, vous pourrez facilement installer un couvert végétal afin de fixer les reliquats d’azote laissés par les pommes de terre. C’est la meilleure chose à faire, un couvert céréales – plantes gélives (comme la phacélie) – légumineuses. Les légumineuses devront représenter une faible proportion du semis, privilégiez les céréales. Le seigle sera très bien, car il se réveille très rapidement au printemps et, quand nous décidons de le faucher en avril pour installer les cultures suivantes, il aura pu déjà bien pousser. On évitera si possible de remettre une solanacée sur la même zone de culture la saison prochaine, afin de minimiser les risques de maladies. Pour les associations, la pomme de terre peut pousser aux côtés de choux, fèves, pois, haricots…

Le sorgho d’Alep ou sorgho fourrager est une plante qui a un très fort potentiel de production de biomasse. Dans une logique de limitation des intrants et de mise en place d’agro-système auto fertile, le sorgho à de nombreux atouts : système racinaire agressif, forte production de biomasse, et croissance très rapide. Toutefois la vigueur de ce type de couvert peut entrainer des problèmes de compétition entre vos plantes potagères et le sorgho. C’est pourquoi le sorgho ne va pas être planté comme une plante compagne dans le potager, il est trop gourmand et vigoureux pour cela. L’intérêt de faire pousser un couvert de sorgho va être de pouvoir produire, in situ, la ration de carbone nécessaire à alimenter notre « machine sol ». On peut ensuite le rouler ou l’écraser pour venir y implanter une autre culture, qui bénéficiera de toute la fertilité mobilisée par le sorgho. La difficulté au potager, c’est que le sorgho pousse bien de juin à août, pile au moment des cultures d’été. En août c’est alors un peu tard pour venir y implanter des légumes. Ce sont des couverts qui sont plus utilisés par les céréaliers, en semis direct sous couvert, qui à la suite d’un couvert de sorgho, vont pouvoir implanter une céréale d’hiver. Donc restez prudent, ne laissez pas grainer votre sorgho dans votre jardin !

C’est probablement ce que l’on appelle la gommose : Des suintements de résine suite à l’attaque de l’arbre par un champignon lignicole, dont les spores sont entrées à l’intérieur du végétal. Les maladies fongiques sont la plupart du temps dûes à des problèmes de sol, saturation du sol en eau et asphyxie racinaire.En préventif : Décompacter le sol à la grelinette, nourrir les vers de terre avec un bon mulch pour qu’ils restructurent et drainent tout cela. En curatif : Appliquer sur la plaie un cataplasme d’argile, mélangé à de la bouillie bordelaise. Renouveler 3 fois par an. A tester !

Ça va être dur de transformer un terrain rempli de mousses et autres, en pelouse, sans sortir la grosse cavalerie ! Si le terrain est rempli de mousses, c’est qu’il est sans doute compacté avec une tendance hydromorphe (engorgement en eau). Il va donc falloir opérer un travail de sol (grelinette ou motoculteur) pour l’aérer, détruire la végétation, et ensuite pouvoir semer du gazon. Il est intéressant d’utiliser cette opération pour amender votre sol en matière organique qui va lui permettre par la suite de mieux se structurer et donc de mieux drainer les excès d’eau. Recette : Déposer à la surface de votre sol 5 cm de broyat de déchets vert ou BRF, incorporer le broyat dans les 10 premiers centimètres du sol à l’aide d’un motoculteur, puis y déposer une bâche pour empêcher la repousse d’herbes. Au printemps enlever la bâche et semer un gazon rustique.

En réalité vous pouvez tout à fait associer vos courgettes avec les haricots. Le seul inconvénient pourrait être que les courgettes étouffent les haricots, leur développement étant un peu plus aérien comparé aux courges. Cela dit, si vos haricots sont semés suffisamment en avance pour leur laisser le temps de grimper, il n’y a pas de raison que cela ne fonctionne pas ! Cela nécessite de semer le maïs en premier, comme il est conseillé dans la revue du Club de mai 2019. Tenez-nous au courant de vos résultats et à très bientôt !

Tout l’intérêt de la technique des pommes de terre sur cartons est son efficacité et sa rapidité de mise en œuvre. Recouvrir directement le jardin ou la prairie de carton, faire une croix au cutter tous les 40 cm et venir y déposer une pomme de terre sous chaque croix, recouvrir ensuite avec 30 – 40 cm de foin, de paille ou de feuille, et le tour est joué.

Le paillage active la vie biologique du sol et les limaces en font partie. C’est normal, il y a souvent un pic de limaces au printemps dans les premières années d’un jardin en permaculture, puis cela se régule dans les années qui suivent.

Tout dépend de la rudesse du climat où vous vivez, mais si vous avez la possibilité d’installer un engrais vert qui résiste au froid (comme les céréales d’hiver type féverole, pois, vesce velue, etc…) alors autant les planter avant l’hiver ; ils pousseront d’autant plus au printemps que leur enracinement sera profond.

En permaculture il n’y a pas de modèle unique à suivre, mais plutôt des principes de base que l’on va utiliser pour réaliser ce que l’on souhaite. Pour préparer votre jardin en permaculture, nourrissez premièrement votre sol avec de la matière organique que vous déposerez en surface à l’automne, pour pouvoir y planter ce dont vous aurez envie au printemps. Les publications de Saine Abondance vous apportent au fur et à mesure les différents éléments du puzzle de la permaculture, afin de réaliser vous-même votre œuvre d’art adaptée à vos besoins et à vos envies.

Lasagne et butte (voir tuto photo dessous) + asso de plantes, selon les sols.

Mulcher son jardin avec de la matière organique morte comme de la tonte de gazon et des feuilles est une excellente façon de procéder. Si l’on souhaite agrader sa terre de manière durable, ajouter au mulch du bois. La lignine contenue dans le bois va permettre le développement de nombreux champignons, et l’humus produit par la décomposition du bois est très stable dans le temps. Le processus est long, mais l’amélioration est durable.

Intuitivement, on pourrait partir sur la plantation le long de la haie car on peut ressentir une fraicheur « relative » le long de celle-ci. Cette fraicheur provient de l’évapotranspiration des végétaux de la haie, mais cette eau aura été pompée dans le sol. Et là il va y avoir compétition entre vos choux et la haie. Et c’est évidemment la haie qui va récupérer toute l’eau. Cela peut fonctionner si vous arrosez généreusement vos légumes. Sinon construire une ombrillière au-dessus des lasagnes. La structure de l’ombrillière va aussi pouvoir vous servir de tuteur !

Mieux vaut sans doute ne pas trop dépenser d’énergie au jardin en hiver car avec la pluie, le froid, tout est vite plus pénible. Un gros apport de matière organique carboné, comme du broyat de branches ou de la paille déposée en surface sur la zone du futur potager, va permettre de protéger du froid de l’hiver la micro-faune et flore du sol. Si vous êtes motivé pour réaliser votre lasagne par une belle journée d’hiver, profitez-en, mais surtout « bien pailler » ne laissez pas la terre a nue.

Chez d’autres jardiniers, ou via les associations comme Kokopelli qui permettent la préservation de nombreuses variétés de semences potagères. Soutenez et multipliez à votre tour ces graines patrimoine d’une biodiversité qui s’érode et s’amenuise à un rythme effrayant.

L’association de producteur le Biau-Germe produit également des semences de qualité.

N’oubliez pas que vous pouvez aller voir dans les conservatoires locaux de votre flore régionale (c’est plus cher que les graines des associations). Mais pour les petits budgets, vous pouvez acheter votre fruit ou votre légume bio et le planter tel quel, ou récupérer précieusement ses graines !

Absolument pas ! Du moins, plus la vie de votre sol sera importante, plus celui-ci sera résilient.

Un potager bien paillé fera tampon en cas de canicule par exemple, et vous libérera de la contrainte de l’arrosage quotidien : un bon arrosage hebdomadaire suffira. En revanche, quand la fertilité de votre jardin sera restaurée, il est possible que vous ayez à ramasser vous courgettes tous les jours si vous les préférez petites !

Astuce gratuite : prenez dans votre main un peu de terre (l’équivalent d’une mandarine), humidifiez-la un peu, de sorte à en faire une boule type « pâte à modeler ».

Puis tentez de faire un boudin de l’épaisseur d’un doigt et essayez de former un anneau avec :

  • Si l’anneau fend, alors votre sol est composé de moins de 25% d’argile.
  • S’il ne fend pas, vous êtes en présence d’un sol avec une teneur en argile supérieure à 25% : un sol lourd.

Ce n’est pas bon de planter sur un sol lourd, astuce : planter sur une butte surélevée avec technique lasagne.

Vous pouvez faire faire une analyse de votre terre auprès d’un laboratoire.

Cela coûte environ 100 €, il vous faudra faire un prélèvement sur 0-30 cm de profondeur, et vous aurez un bilan très précis de ce que contient ou de ce dont manque votre sol.

Tout dépend de la surface de votre terrain, de son accessibilité.. Si par exemple votre terrain est accessible et que vos voisins sont agriculteurs, il pourrait être judicieux de leur demander de venir réaliser un léger travail du sol pour détruire la végétation en place et le remplacer par du gazon. Puisque ce travail du sol sera réalisé une seule fois, vous ne manquerez pas de respect à votre terrain, et la vie se développera à nouveau. Si votre terrain est inaccessible en tracteur ou en motoculteur et qu’il n’est pas d’une trop grande superficie, vous pouvez bâcher ce dernier pendant une longue période (6 mois en période poussante, voire plus si vous pouvez) ou y déposer des cartons afin d’occulter le sol. Suite à l’occultation, la végétation en place sera détruite. Si le sol est trop tassé, un passage de grelinette pourrait être intéressant même s’il n’est pas obligatoire. Vous pourrez semer votre gazon sur la terre que la bâche aura mise à nu. Dernière proposition : on peut tenter de ratisser au maximum la mousse et incorporer les graines de gazon en scarifiant le sol, mais cette technique fonctionne assez mal.

Mieux vaut sans doute ne pas trop dépenser d’énergie au jardin en hiver car avec la pluie, le froid, tout est vite plus pénible. Un gros apport de matière organique carboné, comme du broyat de branches ou de la paille déposée en surface sur la zone du futur potager va permettre de protéger du froid de l’hiver la micro-faune et flore du sol. Si vous êtes motivé pour réaliser votre lasagne par une belle journée d’hiver profitez-en, mais surtout « bien pailler » ne laissez pas la terre à nu.

Pour une surface potagère de 60 m2, diviser la surface par des allées étroites de circulation de 40 cm de large (juste de quoi passer avec une brouette) est une bonne idée. On peut avec une houe décaper les 15 cm de terre des allées pour venir les déposer sur les planches de cultures. Ainsi la fertilité de terre « arable » des allées peut être récupérée. Ne pas négliger le paillage des allées : cela participera à la conservation de l’eau en été, limitera le tassement, et favorisera la vie du sol.

Récupérez toute la matière organique que vous trouvez et épandez-la sur le sol (paille, foin, BRF, broyat de déchets verts, tonte de gazon, marc de café, fumier, laine de mouton, feuilles, aiguilles de pin). Attention toutefois à ne pas asphyxier votre sol avec un mulch trop épais de tonte de gazon : 5 cm maximum par exemple. L’air doit pouvoir descendre dans le sol. Si vous récupérez plusieurs types de matière organique, mélangez-les ou répartissez-les sur le sol couche après couche. N’hésitez pas à décompacter votre sol à la grelinette s’il est trop compact.

Un mur bien exposé au soleil va pouvoir bénéficier d’un micro climat particulier : Protection des vents et rediffusion, pendant la nuit, de la chaleur emmagasinée durant la journée grâce au soleil. Il peut y avoir des différences de quelques degrés, et quelques degrés ça peut tout changer ! Figuier, Grenadier, Kiwi, Vigne apprécieront ce micro climat privilégié. Et si vous êtes au Sud de la France, c’est peut-être un citronnier que vous pourrez mettre le long de votre mur. Entre les arbres pensez aux aromatiques, la verveine odorante par exemple qui est sensible au froid, pourtant, quelques feuilles en infusion dans une salade de pêches vous donneront raison de votre attention particulière. La haie est très utile pour couper les vents dominants et créer un microclimat à votre jardin, c’est aussi un refuge de biodiversité. On peut aisément incorporer des arbres fruitiers dans sa haie, ce qui lui donnera une autre fonction : celle de produire des fruits.

Vous pouvez tout à fait ajouter de la chaux dans vos plantations si vous avez un problème de PH. La chaux est cependant à double tranchant : d’un côté, par l’augmentation du PH des premiers cm du sol, elle va booster le développement des bactéries nitrificatrices (jusqu’à 55 fois plus de nitrobacter dans un sol à PH 7 que dans un sol à PH 6.2). D’un autre côté elle va avoir des effets indésirables sur certains organismes du sol ( notamment les vers de terre). En jardinage biologique, il est conseillé de ne pas utiliser de chaux, qui est de plus une ressource ayant un certain coût en énergies grises et donc assez peu écologique. Si vous souhaitez mobiliser le calcium de votre sol et le rendre disponible pour vos plantes et la vie de votre sol, il est plutôt conseillé de planter des couverts avec des plantes captant le calcium et le restituant lors de leur décomposition (ex : un couvert radis-moutarde-phacélie captera en moyenne 107 kg de calcium à l’hectare). On sait également aujourd’hui que le BRF à un effet notoire sur le relâchement de calcium dans le mix assimilable par les plantes.

Les rongeurs, une fois installés, sont difficiles à déloger surtout s’ils ont le gîte et le couvert à proximité ! Il existe des pièges, mais ils sont peu efficaces. Vous pouvez toujours essayer de semer du ricin (attention, plante toxique !) ou de l’euphorbe, ces plantes les repoussant. Gardez également votre grain dans des anciens congélateurs ou autre.

La culture des champignons est trop complexe à réaliser. Si la personne me donne son mail, je peux lui transmettre des documents sur la culture des champignons, mais je n’ai pas les connaissances nécessaires pour répondre à sa question, tout dépend de quel type de mycélium, etc. Sans parler des interactions entre espèces, la nécessité d’avoir certains arbres à proximité etc. Il lui faudrait recréer l’écosystème naturel de sa souche de champignon, ce qui est assez compliqué. Malgré tout certaines cultures sont possibles, champignons de Paris, shitaké, pleurotes par exemple…

Les feuilles et les petites branches de votre chêne sont en effet bénéfiques pour pailler. Pour votre carré de sol, vous pouvez commencer par creuser des fossés de 20 cm à quelques mètres d’intervalle. Utilisez la terre pour former des buttes, sur lesquelles vous viendrez planter vos légumes. Recouvrez les buttes abondamment de matière organique, et attendez le printemps pour semer. Vous pourrez utiliser par exemple les feuilles de votre chêne, et compléter avec ce que vous aurez sous la main.

Nous vous recommandons de commencer par un apport conséquent de compost (10/15 cm) ou 30/40 cm de paillage organique pour essayer d’avoir quelques cm sans pierre pour repiquer plus facilement. Il faudra prendre l’habitude de faire des apports sur vos lignes de plantation ou de semis, c’est le b.a.-ba du permaculteur.

Vous pouvez également envisager la création de buttes de cultures à base de bois morts et diverses matières organiques pour réhausser les cultures et ainsi obtenir un substrat sans pierre.

Faire épierrer par une machine ne servira à rien car les pierres d’en dessous finiront par remonter un jour à cause des va-et-vient des vers de terre. Vous êtes condamnée à avoir des pierres, mais ça n’est pas un problème pour jardiner sur sol vivant : il vous faudra simplement apporter plus d’attention pour certaines tâches comme l’arrosage. Vous pouvez prendre ce problème d’une façon positive en vous disant que vous avez des pierres à volonté pour créer des abris pour la biodiversité, des lignes ou des murets pour délimiter vos parcelles de cultures, etc.. quelle bonne nouvelle ! De plus les pierres vont évidemment vous poser problème à certains moments, mais si vous réduisez ou supprimez le travail du sol vous rencontrerez moins de soucis. Pour ce qui est des chardons, si vous avez la motivation, nous vous recommandons vraiment de les désherber méticuleusement et de laisser le moins de racines possible. Une fois installés, ils sont difficiles à déloger, c’est la raison pour laquelle vous allez sans doute devoir lutter contre eux durant plusieurs saisons. Une fois votre parcelle nettoyée, vous pourrez profiter de celle-ci pour commencer vos cultures !

Vous pouvez continuer à pailler avec vos thuyas, ça n’est pas un problème, rassurez-vous. C’est seulement assez long à se décomposer, mais ils laisseront un humus noir et de bonne qualité. Comme on le dit toujours, mieux vaut une matière organique inadaptée que pas de matière organique du tout ! Et c’est une façon de rendre utile un végétal comme le thuya qui n’a que très peu d’intérêts écologiques. L’acidité n’est pas un problème en soi, et les avantages du paillage sont largement supérieurs aux désavantages éventuels que pourraient causer les branches de thuya. Il faut bien-sûr diversifier au maximum les sources de paillage, ce sera bénéfique pour votre sol car les différents végétaux apportent en proportion variable les éléments minéraux dont vos plantes ont besoin.

Vous avez tout à fait raison, si l’on plante nos légumes de façon organisée, c’est pour y voir plus clair, mais il est tout à fait possible de planter tout mélangé et cela ne sera que bénéfique aux nombreuses synergies qui se créent entre les êtres vivants de votre potager. En ayant par exemple des fèves aux 4 coins de votre jardin, vous évitez que les pucerons n’aient qu’à parcourir 10 cm pour recoloniser une nouvelle fève, ils se heurteront à la place à une plante qu’ils ne connaissent pas et qu’il ne colonisent pas habituellement (les pucerons sont très spécialisés.) Les associations bénéfiques peuvent être réalisées les unes à côté des autres, en lignes, ou bien de façon désorganisée, tout fonctionne. La plantation en lignes n’est qu’un moyen de rationaliser son jardin et de s’organiser plus facilement. Mais on peut aussi adopter un jardin comme celui de Phillip Forrer, dans lequel toutes les plantes sont mélangées entres elles.

Surtout, évitez le sable, cela pourrait avoir l’effet inverse de ce que vous recherchez. Vous avez beaucoup de chance d’avoir un sol argileux, car après quelques années d’amendements ils répondent très bien agronomiquement parlant. Vous aurez un sol riche en éléments nutritifs, car les feuillets d’argile permettent d’en stocker plus ! Leur capacité d’échange cationique étant plus intéressante que celle des sables par exemple, qui sont plus grossiers et retiennent moins l’eau et les minéraux. Votre “mix” amendement paraît très bon, bien équilibré ! N’hésitez pas à bien mélanger tout cela afin de ne pas créer de couches. Pour l’humidité, voyez au printemps si le sol se ressuie bien. S’il reste gorgé d’eau très longtemps, peut-être devrez-vous envisager de créer des buttes surélevées pour permettre aux zones de culture de se drainer correctement. Bonne continuation !

Vous pourrez comme cela faire travailler vos poules sur vos zones de culture, et cela aura plusieurs effets bénéfiques : en grattant, elle vont nettoyer votre zone des possibles indésirables (mais aussi des vers de terre ! une partie en tout cas) et exercer de la pression sur les adventices, et en déféquant elles vont fertiliser votre sol.​

Pour le matériel, il vous faudra du grillage à grosse maille et des piquets, métalliques si possible pour gagner en durabilité. Après, tout dépend de votre projet : poulailler mobile qui avancerait sur les planches l’hiver, ou chemin d’accès autour des zones de cultures.

Sachez une chose : poules et cultures ne font pas bon ménage, les poules vont piétiner les jeunes plants, les déterrer en grattant et cela nuira énormément à vos récoltes. Il s’agit donc de faire passer les poules avant ou après les cultures, mais pas en même temps.

Les poulaillers mobiles sont une bonne alternative certes, mais ils nécessitent un entretien très régulier : les déplacer tous les jours ou presque selon leur taille afin que les poules puissent prospecter librement. Un inconvénient au poulailler mobile est le cloisonnement des animaux dans un espace, certains diront qu’ils manquent de liberté !

Si vous souhaitez une alternative pour combiner poulailler et potager : paillez copieusement votre poulailler actuel, l’endroit où elles dorment, et tous les 1/2 mois vous pouvez enlever la première couche de paille qui contiendra des fientes et des plumes. Vous aurez alors le matériel parfait pour pailler votre jardin ou faire votre compost !

Afin d’essayer de le contrer, il existe plusieurs moyens naturels pour l’éliminer. Si vous avez la place, commencez par déplacer votre massif de framboisiers. Les vers de ce coléoptère hivernant dans le sol, cela vous fera gagner du temps de les déplacer, car ils ne retrouveront pas vos framboisiers tout de suite. Ensuite, il est conseillé de planter de la tanaisie à coté, son odeur repoussant vos envahisseurs. Il est également efficace de pulvériser une infusion de tanaisie (300 gr de fleurs pour 1 L d’eau) au moment de l’ouverture des bourgeons (c’est à ce moment-là que les adultes viennent pondre sur vos framboisiers). Il existe également des pièges à phéromones très efficaces.

Si vous souhaitez échanger des plants et des graines avec des gens de votre région, il y a souvent des foires aux plantes, ou des événements qui permettent de s’échanger plants et graines.

Vous aurez souvent de bonnes surprises, et les personnes fréquentant ce genre d’événement sont généralement très sympathiques !

Renseignez-vous auprès de votre mairie par exemple : elle vous guidera vers l’institution locale chargée du répertoire des événements départementaux.

Pour les sites internet, vous avez Graines de Troc qui fonctionne.

Il existe également des forum sur Facebook où les jardiniers s’échangent des semences.

N’hésitez pas à poster des messages sur ce genre de groupe !

Il est en effet possible de pratiquer la permaculture sur tout type de sol, mais ce qui changera en fonction de votre sol sera la stratégie de départ. Si vous partez d’un sol profond et très fertile, cela sera très simple. Si, au contraire, vous partez d’un sol peu profond, sableux et très peu fertile, il faudra commencer par réaliser de gros apports de compost ou de matière organique fraîche sur votre sol. La dose pour remettre un sol en vie est de 30 kg de compost par m². Vous pouvez réaliser ces apports pendant quelques années, puis quand vous aurez atteint des rendements satisfaisants, vous pourrez entretenir votre fertilité avec un apport de 2 kg/m² par an. Pour trouver de telles quantités, contactez les déchetteries, des collectivités, voire des professionnels réalisant du compost. C’est un investissement au départ (plusieurs centaines d’euros pour une livraison de compost à domicile), mais vous ne le regretterez pas en voyant les résultats. En tout cas, selon votre description, votre sol n’a pas l’air délétère car il y pousse des plantes ! Si le sol de votre mari durcit énormément l’été, c’est parce qu’il est sec et certainement non couvert (et surement bien argileux selon votre description). Gardez bien 10 cm de paillage minimum sur le sol l’été, et arrosez régulièrement ; après quelques années, la texture de votre sol aura bien changé. Dans tous les cas, le sol doit être couvert en permanence par un mulch, de 10 cm minimum et jusqu’à 30/40 cm. Essayez cette dernière stratégie cette année, et si rien ne pousse vous pourrez envisager la stratégie de départ sur un sol infertile : l’apport conséquent de compost.

Pour vérifier si une graine est saine, le plus simple est de la semer ! Il est en effet difficile de savoir si une graine détient encore son potentiel germinatif (une graine de tomate âgée de 10 ans ressemble sensiblement à une graine de 2 ans). Vous pouvez tout de même le voir si elles ont commencé à moisir. Cherchez sur google le nom de votre légume suivi de “graine”, et vous verrez généralement à quoi ressemble une graine de tel ou tel légume. Vous pourrez ensuite comparer avec votre graine si elle y ressemble ou si la couleur est différente (une couleur noire peut indiquer qu’elle a moisi !). Pour trouver des graines sans passer par un semencier, vous pouvez vous rapprocher des trocs de plants et de graines locaux organisés par certaines associations de votre département. Si vous souhaitez un semencier plus éthique, rapprochez-vous de Kokopelli qui ont adopté un modèle associatif. Le choix de variété est extrêmement large, et si vous êtes militant vous pourrez même participer à la reproduction des graines. A ce sujet, pour préparer des graines à partir de légumes, il y a plusieurs techniques selon les légumes. Pour les légumes ayant leurs graines dans le légume, comme la courgette, vous devez attendre que le légume soit à complète maturité et l’ouvrir pour récolter les graines. Vous les ferez sécher quelques jours sur du papier, puis vous pourrez les stocker. Pour les légumes qui montent en graine, comme les salades, vous devrez attendre que la plante finisse son cycle et que les graines soient prêtes : on attend que la plante commence à montrer des signes de fin de vie (elle commence à faner, par exemple). Vous pourrez alors, par temps sec, récolter les graines et les mettre directement dans des enveloppes pour les stocker !

De manière générale, si l’on trouve une trop grosse proportion d’un animal à un endroit, c’est qu’il y a un déséquilibre quelque part. Pour minimiser les risques d’attaques d’escargots, il faudra dans un premier temps les récolter à la main et les éloigner de votre jardin. Ensuite, vous pouvez essayer de laisser la terre à nu à proximité de vos plantations, pour les décourager de venir : il resteront dans les zones riches en matière organique fraîche prête à être mangée. Sur cette terre à nu, vous pouvez faire des lignes de cendre encore autour de vos plantations. Cela devrait en principe minimiser les attaques.

Vous pouvez en effet le laisser se décomposer sur votre terrain sans l’enfouir ! Les vers de terre s’en chargeront pour vous. De plus, vous aurez un effet occultant, ce qui limitera l’arrivée des adventices. C’est la meilleure chose à faire, l’enfouissage mécanique ayant un effet négatif sur la structure, et donc sur la porosité de votre sol.

Meilleur moment : automne/hiver. Moment opportun : toute l’année ! Plus vite on couvre le sol, plus vite on obtient des résultats. Ce serait dommage d’attendre l’hiver si on récupère la matière en été, surtout qu’elle pourrait commencer à composter ce qui ne nourrirait pas votre sol.

On vous a peut-être dit cela pour parler des branches qui remontent vers le haut à l’intérieur de la couronne de l’arbre. En effet, il peut être pertinent de les supprimer et ce pour plusieurs raisons : ce ne sont généralement pas les branches qui donnent le plus de fruits ; ils sont difficiles à atteindre, et l’énergie dépensée pour ces branches sera inutilisée pour des branches plus utiles ; enfin, les branches commencent généralement à donner des fruits lorsqu’elles sont penchées vers le bas : c’est une technique pour gagner du temps sur la mise à fruit d’un arbre, ces branches dont vous parlez sont habituellement droites et tendues vers le ciel, et mettront du temps à retomber. Vous pouvez en couper quelques-unes, mais pensez surtout à couper les branches mortes, c’est un bon entretien pour vos fruitiers.

Il est possible que l’arrachage les ait choquées ! Si vous souhaitez que vos salades repartent une fois récoltées, vous pouvez directement laisser le trognon dans la terre et ne récolter que les feuilles. Vous pourrez espérer avoir une seconde récolte, moins conséquente, mais c’est déjà du travail de fait !

En raison de l’existence de risques sanitaires il est déconseillé d’utiliser les crottes de chiens au jardin, même compostées. Elles représentent néanmoins de la matière organique, et sont donc bénéfiques pour la fertilité du sol ! Une alternative pour les retraiter est de s’en servir pour fertiliser vos plantes ornementales… Lorsque vous les récupérez, vous pouvez les mettre directement au pied de vos arbres et arbustes ornementaux. Si ça n’est pas très esthétique, recouvrez les d’un peu de paille/tonte/gazon ou autre. Elles permettront d’améliorer le sol à cet endroit précis, et trouveront toute leur utilité ! A bientôt.

Il est compliqué de trouver une alternative plus écologique aux bâches tissées. Des draps opaques et épais en coton pourraient fonctionner, mais le prix sera alors exorbitant, sans compter les coûts en énergie grise. Des planches de récupération, dans des scieries par exemple, peuvent permettre d’occulter le sol, mais la ressource est difficile à trouver en quantité suffisante. De plus avec ces derniers exemples, vous n’aurez pas l’effet réchauffant de la bâche qui permet de gagner en précocité et/ou en rendement. La meilleure alternative s’avère donc le paillage avec de la matière organique, mais l’effet désherbant est amoindri.

Le pourpier (si vous parlez du pourpier d’été, Portulaca Oleracea) est indicateur de sols à très faible pouvoir de rétention.

Il indique également que les sols sont érodés et laissés à nu sans être protégés, ainsi que piétinés et/ou tassés.

Sachant que c’est une plante annuelle et qu’elle se reproduit par graines, vous pouvez commencer par couvrir votre sol avec de la matière organique : paille, foin, fumier, sur 10 cm minimum.

Le compost est intéressant mais seulement si vous disposez une couche suffisante (5 cm si possible).

Sachant que l’occultation empêche plus de 90% des graines de plantes annuelles de germer ; cela devrait donc régler le problème. ​

Sinon, sachez qu’il est comestible et très bon en salade !

Pourquoi ne pas en garder un petit peu ?

Je me permets de revenir vers vous concernant votre demande.

Merci pour votre patience.

Voici la marche à suivre pour la prégermination des graines :

Jour 1 : Vous prélevez une partie de votre lot de semences destiné à être semé (exemple : 5% des graines) que vous mettez dans un tissu.

Trempez ce tissu pendant 4/5 h pour humidifier les graines.

Egouttez.

Ce sera le lot n°1.

Jour 2 : Faire la même chose avec le reste des graines. Ce sera le lot n°2.

Jour 3 : Rincez et égouttez les deux lots de semences

Renouvelez ensuite chaque jour l’opération (rinçage et égouttage) jusqu’à ce que le lot n°1 commence à germer. Vous saurez que le lendemain, le lot n°2 germera.

Il faudra alors le semer rapidement, et vos carottes sortiront en 1 ou 2 jours !

Pour sécher vos graines avant de les semer, il est possible de les mélanger à du sable, marc de café, compost mûr…

Cela permettra en plus d’éclaircir le semis.

Il est temps de prendre soin de vous.

Florence

Saine Abondance

Si le mildiou s’installe, c’est que les bonnes conditions sont réunies pour que les spores de la maladie germent.

Voici quelques moyens de prévention :

  • arroser uniquement au pied des légumes, pas les feuilles,
  • aérer la serre au maximum,
  • palisser et tailler ses pieds de tomate pour que l’air circule au maximum entre les plants,
  • pratiquer une rotation des cultures : pas de solanacées à cet endroit pendant 2/3 ans,
  • pulvériser tous les 10 jours une infusion de capucine : 100 gr pour 1 L.

On laisse bouillir 10 mn, on laisse refroidir, puis on pulvérise la solution diluée à 30%.

En dernier recours, les traitements au cuivre sont très efficaces, mais sont à utiliser avec parcimonie (pas tous les ans ! ou à très faible dose).

S’ils sont bien utilisés et pas surdosés, les traitements au cuivre ne sont pas très nocifs pour votre sol.

Pour respecter une rotation saine, vous devriez éviter de mettre à cet emplacement des végétaux issus des mêmes espèces. Pour le maïs, on évite simplement de remettre du maïs. Pour les haricots, on évite de remettre des haricots, pois, ou fèves. Enfin, pour les courges : on évite de mettre des courgettes, des courges ou autre Cucurbitacée. Si vous souhaitez une suggestion, nous vous conseillons d’installer de l’ail, ou encore des oignons à cet emplacement ! De la mâche peut également être intéressante. Ces légumes sont plantés en automne, suite à la fin de récolte de la milpa (courges en septembre). Vous pouvez passer à la tondeuse pour broyer les restes de culture, et venir repiquer directement dedans vos mottes de mâche. Pour l’ail et l’oignon, attendez quelques semaines que les débris soient un petit peu décomposés, vous pourrez planter par la suite.

Vous pouvez planter 30% de plus que ce que vous voulez récolter. Cela fonctionne bien, et c’est la technique utilisée en maraîchage pour les maraîchers qui ne veulent pas travailler leur sol.

​A cela, on ajoute une conservation des légumes d’hiver (carottes, betteraves, panais) en silo plutôt que de les laisser au jardin.

Nous avons également pris l’habitude de ne pas pouvoir planter en lignes parfaitement droites, car nous contournons les galeries déjà présentes.

Il y a donc des trous dans les lignes par moments, ce qui n’est pas grave.

Il est également possible d’utiliser des tiges métalliques de 1 m de long. Nous plantons une tige pour 2 m² environ. Sur cette tige, nous venons déposer une bouteille à large goulot (comme une bouteille de lait).

​Grâce à cela, chaque fois qu’il y a du vent les bouteilles tapent sur les tiges et provoquent des vibrations dans le sol, ce que les rats taupiers détestent, surtout quand ces dernières sont irrégulières.

Une dernière alternative est de déplacer le potager sur une zone non-envahie par les rongeurs.

Pour se prémunir contre la fonte des semis (les moyens de luttes sont exclusivement préventifs) :

  • pas d’excès d’humidité
  • pas de terreau trop froid, et arroser avec de l’eau pas trop froide (température ambiante par ex.)
  • température supérieure à 15 degrés si possible, pour permettre aux semis de bien partir et donc de ne pas être sensibles à la fonte.
  • diminuer les densités de semis si semis en pépinière ou en terrines
  • s’assurer d’une bonne luminosité
  • nettoyer tout le matériel, les pots, les plaques de semis alvéolées, et les outils, avec de l’eau bouillante et si on a quelques gouttes de javel par litre d’eau (mais pas obligé, juste plus efficace, c’est une technique professionnelle).

Ok pour conseiller les moyens que vous proposez : purins ortie et prêle (dilués à 2/3%, 5% max) mais bon, honnêtement ça ne marche pas ou très rarement. Autant recommencer le semis, parce qu’une plante étant mal partie dès le début sera toujours un peu fébrile…

Vous pouvez planter des capucines pour les regrouper à un endroit, ou planter des oeillets d’Inde pour un effet répulsif.

Pour vos plants, le plus simple est d’acheter à des jardineries près de chez vous. Le seul hic est que ces structures proposent généralement une bonne partie de plants issus de semences F1 donc non reproductibles. Mais les F1 fonctionnent généralement mieux que les semences reproductibles. C’est la raison pour laquelle ils sont très utilisés.

Vous pouvez également voir si il n’y a pas des fermes qui proposent des plants près de chez vous.

Il est également coutume de trouver des plants sur les marchés de producteurs locaux au printemps. Nous vous conseillons de vous diriger vers ces producteurs, car cela fait fonctionner l’économie locale et permet à de petits producteurs de continuer leur activité.

Pour ce qui est des plants en lignes, nous vous déconseillons de les acheter car ils supportent mal le transport.

Vous pouvez comme cela essayer de faire vos propres plants pour vous améliorer, et acheter en parallèle des plants pour vous assurer des récoltes, c’est une très bonne démarche !

Il est difficile de repousser les chats au jardin, et bien souvent on doit s’accommoder de leur “offrandes” sous le paillage… Cela dit, suite à nos recherches il apparaît que quelques produits semblent fonctionner.

  • les huiles essentielles d’agrumes. Il faudra imbiber un tissu par exemple, et le déposer près de vos plantes. Cependant il faudra renouveler l’opération régulièrement, ce qui est très contraignant !
  • le marc de café, déposé en ligne le long de vos plates-bandes..
  • l’oignon et l’ail : frottez en tous les jours sur le bord de vos bacs de cultures, ou sur des planches en bois déposées près de vos cultures.
  • le romarin, la lavande, et le thym citron plantés à proximité de vos zones de cultures semblent éloigner les chats…

Si cela a été réalisé l’an dernier, les molécules ont été en partie dégradées, lessivées, et il ne reste pas grand-chose. Même si une dose minime était encore présente dans votre sol, il n’y a très certainement aucun risque pour votre santé. Vous pouvez donc aisément replanter des légumes sur cette surface. D’ici 1 an ou deux, il ne restera plus aucune trace de roundup.

Pour commencer un jardin sur une surface en herbe (prairie ou gazon), rien de plus simple si vous n’êtes pas pressé. En revanche si vous êtes pressé, il va falloir y mettre du vôtre et abattre certains travaux qui sont assez physiques.

 

  • Si vous avez le temps : il est possible de venir couvrir dès maintenant votre surface avec une bâche tissée maraîchère. Après 8/10 mois, votre surface sera bien nettoyée et davantage si vous pouvez mettre, sous la bâche, de la matière organique. Cette technique vous apportera un bon sol prêt à cultiver dès cet hiver ou à la saison prochaine. C’est la technique que j’utilise, mais elle nécessite de toujours prévoir avec 1 an d’avance mes nouvelles zones de cultures… Cela m’épargne énormément de travail physique !

 

  • Si vous souhaitez absolument cultiver cette année sur votre bâche, il est possible de venir préparer des trous pour planter avant la pose de votre bâche. En clair, si votre bâche fait par exemple 20 m, vous pouvez venir préparer un trou de plantation tous les mètres (on bêche et on retourne la terre, on ajoute un peu de compost). Une fois vos trous prêts, vous pouvez bâcher par-dessus puis venir faire un trou dans la bâche tous les mètres à l’aide d’un couteau chauffé au chalumeau (brûler le plastique permet à votre bâche de ne pas s’effilocher et de se conserver de nombreuses années). Comme cela vous pourrez planter au travers de votre bâche, et le sol sera prêt à recevoir une culture en dessous puisque vous l’aurez préparé en amont. Cette technique fonctionne très bien pour les courges notamment. Attention à bien prendre vos repères avant de poser la bâche pour être sûr de la percer à l’emplacement des trous de plantation !

 

  • Vous pouvez également venir bêcher une partie de votre jardin dès maintenant et ne pas utiliser de bâche : on bêche, on nettoie la surface en enlevant les adventices présentes, et il ne nous reste plus qu’à pailler la zone. En mai, on pourra venir planter directement dans la terre des tomates, des courgettes, mais aussi et dès maintenant des salades et autres.

 

Créer une butte est physiquement assez éprouvant, c’est pourquoi je vous conseille de le faire uniquement si votre sol le nécessite : si il est trop lourd et mal drainé. Sinon, la culture à plat est plus simple !

Pour votre petite surface, vous pouvez venir associer fraise, capucine (les fleurs comestibles sont un délice pour votre palais !), et quelques pieds de coriandre, de persil… Vous pourrez même mettre de la laitue ! La variété Carmen est intéressante car elle résiste bien à la sécheresse de l’été.

Pour vos graines, je vous conseille les sites d’Essem’bio, Germinance et Semailles pour les commander. Ces sites sont sérieux et les délais de livraison sont assez rapides. Pour vos plants, vous les trouverez en jardinerie ou sur le marché ! Vous pouvez les acheter bio mais il faut trouver, ce qui est parfois compliqué pour les plants.

Enfin, des variétés rustiques sont intéressantes, on dit également qu’elles sont plus résistantes aux maladies. Cela dépend des espèces et des zones géographiques, je vous conseille donc de vous tourner vers les variétés les plus classiques. Par exemple, évitez de prendre des choux-fleurs violets ou des légumes qui sortent de l’ordinaire, restez sur du classique pour vous assurer des variétés qui soient plus simples de culture. Vous pourrez commencer à tester de nouvelles variétés les années suivantes.

Il est possible d’intercaler de nombreuses plantes entre les choux : bette, aneth, céleri, haricot, moutarde, tomate, haricot, laitue, épinard, tagète, capucine, artichaut, basilic, coriandre, courges, fève, panais…! Et plus encore.

Ainsi, vous pouvez choisir parmi nos propositions ou créer votre propre association.

Notre conseil : plantez les choux en quinconce et mettez entre deux choux sur le rang des panais (pour des choux d’hiver), des tagètes, ou des haricots verts (pour les choux d’été).

Les arbres en colonnes ne sont pas génétiquement modifiés, il s’agit juste d’un arbre greffé sur un porte-greffe dit nanifiant. Ils sont plutôt réservés aux balcons et terrasses, mais ils sont intéressants pour leur mise à fruit rapide (2/3 ans contre 7/8 ans pour un arbre haute tige).

Pour planter des arbres fruitiers, la meilleure solution reste de prévoir leur futur emplacement avec un an d’avance. Déposez sur 1 m² si possible de la matière organique (30 cm si possible, voire plus). Vous aurez comme cela un sol parfait pour les recevoir au bout d’un an.

Pour les quantités, je pense que 4 variétés de chaque espèce est intéressant, vous pouvez ainsi bénéficier d’un étalement de la récolte si vous choisissez les bonnes variétés.

Enfin, la période de plantation des arbres est généralement la fin d’automne et l’hiver, mais si vous acheter des arbres en pots et non en racines nues, vous pouvez le faire toute l’année. Il vous suffit juste de bien arroser l’arbre.

Les jeunes arbres auront besoin d’un arrosage régulier la première année.

La fèverole est en effet comestible ! Elle se cuisine dans le sud est de la France, on l’utilise simplement moins car les graines sont plus petites. Bonne journée !

Les feuilles atteintes semblent être uniquement les cotylédons et non les vraies feuilles. Les cotylédons finissent toujours par sécher et tomber, ces deux premières feuilles étant présentes seulement au début de la vie de la plante pour lui assurer un minimum de photosynthèse. Ne vous inquiétez donc pas, vos tomates ont l’air d’aller bien. En revanche, pensez à toujours utiliser un terreau de qualité, et conserver une certaine humidité dans les pots, la terre ne doit pas sécher dans son intégralité. Pour vérifier, n’hésitez pas à retirer un plant de son pot pour voir l’état du terreau.

Auriez-vous une photo afin de déterminer quel type de violette est-ce exactement ?

Si il s’agit du type Viola odorata, sachez qu’elle peut indiquer un sol riche en base, avec peut-être un engorgement en matière organique végétale. Une carence en azote est possible également. Ce type de violette est comestible, mais vérifiez tout de même s’il s’agit de la bonne plante.

Vous pouvez aérer votre sol en bêchant légèrement. L’air ainsi introduit dans le sol va favoriser la minéralisation de la matière organique présente en excès, si c’est le cas.

Si vous évoquez la possibilité de greffer une variété fruitière sur un arbre déjà adulte, c’est tout à fait possible. Il faut cependant respecter une condition : que les deux arbres soient de la même espèce.

Vous pourrez ainsi greffer des poiriers sur aubépine, ou des néfliers par exemple.. Il existe quelques arbres sauvages sur lesquels on peut greffer des variétés fruitières. Pour votre magnolia, je ne pense pas qu’il soit possible de greffer une variété fruitière dessus. Donc pour répondre à votre question, oui cet arbre doit déjà être un arbre fruitier, mais celui-ci peut être sauvage (pommier sauvage, poirier sauvage…)

Ce qui est possible (et conseillé !) est de planter des lianes fruitières au pied de vos grands arbres : vigne, kiwi, kiwai, etc…

Les problèmes de vers gris subsistent généralement les premières années, puis ils se régulent. Ils sont présents dans les prairies, et leur nombre s’équilibre avec le temps lorsque l’on maintient un sol paillé et nourri copieusement. Je vous conseille deux choses :

  • Commencez par planter davantage de plants. C’est ce que je fais chez moi pour contourner les attaques de rats taupier et parfois de limaces. Selon les moments de l’année, je peux remplacer jusqu’à 3 fois les plants, coup après coup. Je ne désespère pas, car je sais qu’au bout d’un moment cela fonctionne.
  • Si vous commencez tout juste votre potager sur cette zone et que celle-ci est encore enherbée, vous ne pourrez planter que des légumes comme les tomates, les courges, où l’on utilise un plant pour produire beaucoup de fruits. Si vous souhaitez quand même cultiver des légumes qui se sèment en terre, comme les carottes, il va falloir retourner le sol. Cette tâche étant physique et pénible, c’est à vous de décider. Vous pouvez décaper un petit carré pour un plant de tomate par exemple, le planter et pailler sur 50 cm de diamètre l’herbe présente autour du plant. Le paillage va désherber et garder l’humidité, la tomate aura poussé avec un effort physique moins important que si vous aviez tout décapé.

 

Dans tous les cas, pensez à pailler votre jardin dès que vous pouvez.

En effet, vous pourriez essayer de disposer une ruche dans votre jardin si vous avez les connaissances requises en apiculture ! Il faut bien se protéger pour cela, pensez à votre sécurité !

Si toutefois vous avez peur d’un quelconque incident, n’hésitez pas à contacter les pompiers qui pourraient éventuellement intervenir…

Il est parfois difficile de trouver le bon substrat pour vos semis. Pour être honnête, par manque de temps j’utilise du terreau de qualité professionnelle. Auparavant, j’utilisais du terreau de qualité trouvé en jardinerie. Ceux-ci fonctionnent très bien, et permettent aux semis d’avoir ce dont ils ont besoin. L’année prochaine, je vais tester pour une partie de mes plants un terreau fait maison à base d’argile, de terreau de consoude, de tontes et de feuilles mortes. Il est important de gérer l’arrosage correctement : ne conservez pas vos pots toujours imbibés d’eau, il faut arroser régulièrement mais avec parcimonie. La lumière est aussi (très) importante !

Il est en effet possible d’éloigner les chevreuils grâce à des tiges métalliques, mais cela est réservé aux arbres ! Si vous souhaitez éloigner les chevreuils de votre potager, la meilleure solution est de clôturer celui-ci. Les tiges métalliques sont utiles pour protéger une seule plante, comme un jeune arbre.

Pour récolter vos graines d’épinards, il faudra attendre encore un peu, que le plant commence à sécher en terre. Quand les feuilles commencent à jaunir et que les plants semblent être en train de mourir, vous pouvez couper ces derniers et finir de les sécher à l’intérieur, la tête en bas. Après une petite semaine ou plus selon les températures, vous pourrez alors récolter les graines ! Vous pouvez les tamiser, mais vous n’êtes pas obligé. Conservez vos semences en lieu sec, dans des enveloppes en papier par exemple !

Si vous voulez vous débarrasser d’une plante, la meilleure solution est de l’empêcher de faire de la photosynthèse. Comprenez qu’il faut couper systématiquement toutes les repousses et ce pendant quelques années, plusieurs fois dans l’année. Si vous lui laissez quelques semaines de lumière, elle pourra refaire des réserves et survivre ! Ainsi je vous invite à tondre la zone régulièrement, ou couper au sécateur tout ce qui dépasse, chaque mois ou tous les 15 jours. Vous en viendrez à bout !

Les plantes utilisées pour les toitures végétales sont généralement des espèces xérophyte et lithophytiques, qui résistent bien à la sécheresse. Les espèces utilisées sont souvent locales. Ainsi il vous appartient de voir, par chez vous, quelles espèces conviennent.

Parmi les plantes utilisées, en voici quelques-unes : origans, allium, iris, campanules, centaurées, gypsophiles, oeillets, thyms, joubarbes, fétuque bleue, …

Pour pallier cela, vous pouvez utiliser un filet anti grêle que vous tendrez chaque printemps au-dessus du jardin, à 3 m. Vous pourriez penser à ce type de matériel pour les années futures. Pour cette année, je vous conseille de laisser vos plants, finir d’enlever les parties mortes, et bien les soigner : arrosage quand il y en a besoin, ombrage si des jours de grande canicule arrivent encore cette année. Je déconseille l’engrais, les plantes sont déjà stressées, alors je pense que le mieux à faire est de ne pas leur apporter quelque chose de plus. Il n’est pas trop tard pour ressemer certains légumes, courgettes, haricots, laitues, fenouil, céleri rave, etc…

Load More