Peut-on pratiquer la permaculture sur tout type de sol ?

Il est en effet possible de pratiquer la permaculture sur tout type de sol, mais ce qui changera en fonction de votre sol sera la stratégie de départ. Si vous partez d’un sol profond et très fertile, cela sera très simple. Si, au contraire, vous partez d’un sol peu profond, sableux et très peu fertile, il faudra commencer par réaliser de gros apports de compost ou de matière organique fraîche sur votre sol. La dose pour remettre un sol en vie est de 30 kg de compost par m². Vous pouvez réaliser ces apports pendant quelques années, puis quand vous aurez atteint des rendements satisfaisants, vous pourrez entretenir votre fertilité avec un apport de 2 kg/m² par an. Pour trouver de telles quantités, contactez les déchetteries, des collectivités, voire des professionnels réalisant du compost. C’est un investissement au départ (plusieurs centaines d’euros pour une livraison de compost à domicile), mais vous ne le regretterez pas en voyant les résultats. En tout cas, selon votre description, votre sol n’a pas l’air délétère car il y pousse des plantes ! Si le sol de votre mari durcit énormément l’été, c’est parce qu’il est sec et certainement non couvert (et surement bien argileux selon votre description). Gardez bien 10 cm de paillage minimum sur le sol l’été, et arrosez régulièrement ; après quelques années, la texture de votre sol aura bien changé. Dans tous les cas, le sol doit être couvert en permanence par un mulch, de 10 cm minimum et jusqu’à 30/40 cm. Essayez cette dernière stratégie cette année, et si rien ne pousse vous pourrez envisager la stratégie de départ sur un sol infertile : l’apport conséquent de compost.